Tu as déjà réfléchi au pourquoi de ton livre, à ce qu’on va y trouver, et même à ce qu’on n’y trouvera pas. Bonne nouvelle : il existe encore plein d’autres petites touches qui peuvent enrichir ton introduction, sans en faire un pavé illisible. Dans cet article, je te montre 9 idées supplémentaires à piocher selon ce qui te parle le plus.
Précise pour qui tu écris : tes enfants, tes petits-enfants, toute la famille élargie, ou même les générations futures que tu ne connaîtras jamais. Ça change le ton du reste du récit, et ça touche directement la ou les personnes concernées dès les premières lignes.
Beaucoup de livres de famille ne se lisent pas forcément dans l’ordre. Indique si :
Mon conseil : si ton livre est structuré par branche familiale plutôt que par chronologie, dis-le clairement dès l’intro, ça évite au lecteur de se perdre.
Explique brièvement comment tu as travaillé : actes d’état civil, archives départementales, témoignages oraux, tests ADN, vieilles lettres retrouvées dans un grenier… Le lecteur appréciera de savoir sur quoi repose ton récit, même sans entrer dans le détail technique.
Situe le cadre : « de mon arrière-arrière-grand-père né en 1870 jusqu’à mes petits-enfants » par exemple. Ça donne d’emblée une idée de l’ampleur du voyage.
Sans forcément lister tout ce qui manque, tu peux ajouter une phrase honnête sur le fait que la généalogie n’est jamais figée : certaines dates restent approximatives, certains liens familiaux sont des hypothèses. Ça enlève la pression du « tout doit être exact à 100 % ».
Par exemple : « Certaines dates sont approximatives, faute de documents retrouvés. Ce livre est un instantané de mes recherches, pas une vérité gravée dans le marbre. »
Explique en quelques mots pourquoi tu as choisi ce titre précis pour ton livre. Un titre bien choisi donne le ton avant même la première page : est-ce un clin d’œil à une expression de famille ? Une référence à un lieu, un métier, une génération en particulier ? Le lecteur comprend immédiatement l’esprit dans lequel tu as travaillé.
Ton livre de famille n’est pas figé pour toujours ! Invite tes lecteurs à t’apporter des précisions, des souvenirs, des corrections. Ça transforme le livre en projet vivant plutôt qu’en objet figé.
Par exemple : « Si tu as des souvenirs, des photos ou des corrections à apporter, n’hésite pas à m’en parler : ce livre continuera à grandir avec vous. »
Une citation sur la mémoire, la famille ou le temps qui passe (la tienne ou celle de quelqu’un d’autre) peut donner immédiatement une couleur émotionnelle à l’ensemble du livre.
Si ton livre contient des photos restaurées, des cartes, des arbres illustrés, dis-le en une phrase. Ça donne envie de tourner les pages et prépare le lecteur à un objet soigné, pas juste un texte brut.
Pas besoin de tout caser dans ton introduction, au contraire, ça la rendrait indigeste ! Mon conseil : choisis 3 à 5 éléments maximum, ceux qui te ressemblent et qui servent vraiment ton histoire. Une intro réussie, c’est une intro qui donne envie de continuer, pas qui épuise avant même le premier chapitre.
Et toi, parmi toutes ces idées, laquelle te parle le plus pour ton introduction ? Dis-le-moi en commentaire, j’adore découvrir comment chacun·e construit son livre de famille !
Ce mois-ci, je change un peu le type de conso ! Je ne présente pas des contenus qui parlent de généalogie et d’Histoire mais d’écriture et d’intelligence artificielle. J’avoue que ces thèmes me trottaient dans la tête depuis un moment ! Entre les vidéos sur les réseaux sociaux qui nous incitent à donner nos informations personnelles à « ChatGPT peut faire leur arbre généalogique à leur place » (spoiler : non, et je t’explique pourquoi plus bas), mes propres questionnements sur ce qu’on tait dans nos familles, et mon envie de t’encourager à écrire malgré tout, j’avais envie de partager ces trois contenus qui m’ont fait réfléchir !
Je commence par la ressource la plus dense, mais aussi la plus riche : un article de recherche de Sarra Chaïeb, publié dans la Revue des sciences sociales, sur les usages du silence en protection de l’enfance.
L’autrice a mené une recherche de plusieurs années auprès de professionnel·le·s et surtout auprès de personnes qui ont grandi en institution (dans des structures historiquement religieuses, l’une juive, l’autre catholique). Et ce qu’elle montre m’a beaucoup touchée : le silence n’est pas toujours subi. Beaucoup d’enfants placés racontent avoir vécu leur entrée en institution comme un moment de silence brutal, sans explication, mais certains, à l’inverse, ont fait du silence une stratégie, un outil pour échapper aux regards et aux étiquettes qu’on voulait leur coller.
Mon conseil : si dans ta généalogie, tu tombes sur un ancêtre qui a été placé (Assistance publique, œuvres religieuses, orphelinat), ne pars pas du principe que c’est « juste un trou » dans l’arbre. C’est souvent une histoire entière, faite de silences construits, qu’il est possible de reconstituer en partie via les archives de l’Aide sociale à l’enfance de ton département, l’accès est encadré, mais les descendants peuvent en faire la demande.
👉 Lire l’article complet sur OpenEdition
Deuxième découverte, beaucoup plus légère dans la forme : une vidéo YouTube toute simple, sans jargon, qui explique comment fonctionne ChatGPT. Rien de révolutionnaire dans le contenu (si tu suis un peu l’actualité de l’IA) mais je la trouve idéale à partager avec un·e proche qui n’y connaît rien et qui a peur (ou au contraire, qui fait une confiance aveugle à ces outils).
Et c’est exactement là que je veux insister, parce que ça me tient à cœur : demander à une IA de faire tes recherches généalogiques à ta place est une aberration. La vidéo prend le temps d’expliquer trois failles qui, mises bout à bout, devraient te faire réfléchir avant de tout confier à un chatbot :
Mon expérience : j’utilise l’IA pour reformuler un paragraphe, structurer une idée, ou m’aider à me documenter sur l’Histoire (en lui demandant ses sources que je vérifie toujours). Jamais pour « retrouver » un ancêtre ou « compléter » une branche que je n’ai pas vérifiée moi-même dans les archives.
👉 Voir la vidéo « Comment fonctionne ChatGPT ? »
Et pour finir sur une note motivante : une vidéo de Fabien Olicard sur sa méthode pour écrire un livre. J’aime beaucoup son ton : du bon sens, pas de recette miracle, mais surtout beaucoup d’encouragement et de bienveillance envers celles et ceux qui n’ont jamais écrit « sérieusement ».
Son message central, c’est que mieux vaut une phrase imparfaite chaque jour qu’un livre parfait jamais commencé. Et franchement, si tu me suis depuis un moment, tu sais que c’est exactement ce que je répète sans cesse à propos des livres de famille : on n’a pas besoin d’être écrivain·e pour raconter son histoire, on a juste besoin de commencer.
Mon conseil : tu peux appliquer sa méthode d’organisation (petits objectifs, régularité, indulgence totale sur le premier jet) à ton récit de vie ou à ton livre de famille. Une anecdote par jour, une photo commentée par semaine, l’essentiel, c’est d’avancer, pas d’être parfait·e.
👉 Voir la vidéo de Fabien Olicard
Ce mois-ci, ces trois contenus m’ont fait réfléchir à un même fil rouge : nos histoires familiales sont pleines de silences, et ce n’est ni une IA ni personne d’autre que nous qui peut vraiment les combler, seulement nos recherches, nos souvenirs, et le courage de les écrire, même imparfaitement.
Et toi, est-ce que tu utilises l’IA dans tes recherches généalogiques ou dans l’écriture de ton livre de famille ? Dis-moi en commentaire comment tu t’y prends, j’adore lire vos expériences ! 💬
Tu as une photo ou une illustration magnifique, mais tu ne sais pas comment la mettre en valeur sans qu’elle disparaisse derrière du texte ? Tu as sûrement déjà vu ces pages de livre où l’image occupe tout l’espace, avec juste quelques mots posés dessus, et tu t’es demandé comment faire pareil ?
Bonne nouvelle : c’est beaucoup plus simple que tu ne le crois, et tu n’as besoin que de Canva (la version gratuite suffit largement !). Dans cet article, je te montre comment transformer une image en fond de page pleine, avec un petit texte par-dessus, et je t’explique aussi comment appliquer cette même technique à tes documents généalogiques anciens.
L’idée est simple : au lieu de placer ta photo dans un cadre au milieu d’une page blanche, tu la fais couvrir toute la page. Elle devient le décor. Le texte vient ensuite se poser par-dessus.
Le résultat est immédiat : la page respire, l’image prend toute sa force, et le texte gagne en élégance parce qu’il n’est plus isolé sur un fond neutre.
Mon conseil : cette mise en page fonctionne particulièrement bien pour :
Avant de te lancer, il y a un point auquel il faut vraiment faire attention : la qualité de ton image.
Quand une photo couvre toute la page, le moindre défaut de netteté ou de résolution devient très visible. Une image floue ou pixelisée qui passait presque inaperçue en petit format va sauter aux yeux une fois agrandie en plein écran.
Une fois ce point vérifié, tu peux passer à la partie amusante : la mise en page sur Canva.
C’est là que cette technique devient vraiment intéressante pour un livre de famille. Un acte de naissance, une vieille lettre, une photo de famille jaunie… tous ces documents ont une texture, une couleur, une histoire visuelle qui peut devenir un fond de page magnifique.
Utiliser un document ancien en fond de page permet de :

Sur cet exemple, on pourrait imaginer un acte de naissance en fond de page, mis en valeur sur toute la page, avec dans l’encadré sa transcription. On peut aussi imaginer une fiche matricule militaire en fond, accompagnée dans l’encadré d’un texte reprenant les éléments essentiels.
Sur cet exemple, on voit la maison, et à droite, dans un encadré qui laisse toute la place à l’image, on pourrait raconter l’histoire de la maison familiale ou les générations qui y ont vécu. On peut adapter la même idée à un objet : le présenter en fond, et dans l’encadré expliquer son utilisation, sa provenance, son histoire.

Je te partage cette astuce avec Canva, mais tu peux l’utiliser avec Word, InDesign et plus encore !
Et toi, tu as déjà une photo ou un document de famille que tu rêves de mettre en scène comme ça dans ton livre ? Dis-moi en commentaire, j’adore découvrir vos trésors familiaux !
Il y a quelques semaines, je vous ai posé la question du vendredi (sur les réseaux sociaux) : quels logiciels utilisez-vous pour transmettre votre généalogie ? Et je ne m’attendais vraiment pas à un tel succès… plus de 200 commentaires ! J’ai adoré découvrir la diversité de vos outils, des grands classiques à des pépites que je ne connaissais pas encore.
Vous avez été nombreuses et nombreux à me demander : « Et toi, tu utilises quoi ? » Alors aujourd’hui, je lève le voile sans filtre sur ma propre boîte à outils. Pas de solution miracle : juste ce qui fonctionne vraiment pour moi, au quotidien, dans mon projet de transmission familiale.
C’est mon logiciel de référence pour la saisie et l’organisation de mon arbre généalogique. Mon conseil : si tu débutes, ne cherche pas plus loin, l’interface est en français et pensée pour les généalogistes, sans prise de tête. Je l’utilise aussi pour mon son IA et qui respecte nos données (si tu veux, j’ai écris un article dédié ici !)
Selon le projet, je jongle entre ces trois-là, et ce n’est pas un hasard :
Par exemple : je rédige souvent mes chapitres dans Word, puis je les mets en forme dans Publisher ou Canva selon le rendu que je veux obtenir.
Notion est devenu indispensable dans mon quotidien de généalogiste. Je m’en sers pour suivre l’avancée de mes recherches, noter les pistes à explorer, centraliser mes sources, et même planifier la structure de mes livres de famille. Mon expérience : c’est un peu comme un carnet de notes géant, mais organisé et cherchable en quelques clics. Si tu veux aller plus loin, j’en parle dans cet article (organiser ses recherches) et dans celui-ci (organiser l’écriture de son livre de famille)
Beaucoup pensent qu’il faut absolument Photoshop pour retoucher ses photos de famille. Et pourtant… bonne nouvelle : Inkscape suffit largement pour la plupart de mes retouches, même si tu débutes. C’est un outil gratuit et puissant, parfait pour redonner un coup de jeune aux vieux clichés ! Il permet aussi de gérer le format vectoriel, intéressant pour les mises en page.
J’adore visualiser les déplacements de ma famille à travers les générations, et uMap me permet de générer des cartes personnalisées en quelques clics. C’est gratuit, simple à prendre en main, et le résultat est toujours bluffant à intégrer dans un livre de famille. Si tu veux le découvrir, je t’invite à lire cet article !
Quand j’ai besoin d’un schéma rapide ou d’un petit arbre généalogique simplifié, sans passer par un logiciel de généalogie complet, Excalidraw est mon réflexe. Mon conseil : parfait pour illustrer une branche précise ou une idée dans un article ou une présentation, sans prise de tête. Et je te propose un tutoriel ici !
Impossible de parler de mes outils sans évoquer mes deux sources de recherche préférées : les sites des Archives Départementales pour consulter les actes d’état civil (et + !), et Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF, pour tout ce qui touche aux journaux anciens, cartes postales et documents historiques.
Je m’en sers régulièrement pour explorer des pistes de recherches historiques ou me suggérer des lectures et ouvrages en lien avec une époque, une région ou un contexte précis. Ce n’est pas un outil de généalogie à proprement parler, mais un vrai coup de pouce pour approfondir le contexte autour de mes ancêtres.
Dernier maillon, mais pas des moindres : avant de publier un texte, je le passe systématiquement par Bonpatron.com. C’est gratuit, en ligne, et ça me permet de repérer les fautes qui m’auraient échappé, même après plusieurs relectures.
Voici le condensé de toutes vos réponses (les doublons ont été regroupés) :
Logiciels et plateformes de généalogie : Heredis (plusieurs versions), Geneanet, Généatique, Family Tree Builder, MyHeritage, Gramps, Filae, FamilySearch, Geneweb, Genopresse, Elie, GeneAPP, Ancestry, Paf, Ancestris, Webtree, Ahnenblatt, Le Généalogiste Deluxe, Antenati (portail italien), GeneaCharts.com, Genealogica Grafica
Outils de rédaction et mise en page : Word, Excel, LibreOffice, Canva, Publisher, Scribus, InDesign, Affinity Publisher, PowerPoint, Google Docs, Writer
Outils d’édition et de retouche : GIMP, Photopea,
Autres : Notion, Obsidian, One Note (pour le suivi des recherches), ChatGPT (IA – pour la correction et la fluidification de texte)
Mon conseil : n’hésite pas à tester plusieurs outils avant de t’arrêter sur « les tiens », chaque généalogiste a ses préférences, et c’est très bien ainsi !
Aucun de ces outils n’est parfait à 100%, et ce n’est pas grave : l’important, c’est de trouver la combinaison qui te correspond, même sans être experte en informatique.
Et toi, parmi tous les outils partagés par la communauté, lequel as-tu envie de tester en premier ? Dis-le-moi en commentaire, j’adore savoir ce qui vous tente !
Tu as déjà vécu ça : tu poses une question super précise à ton IA préférée, et elle te répond… complètement à côté. Tu relis ton prompt, tu ne comprends pas, il était pourtant clair !
J’ai reçu plusieurs messages de votre part ces dernières semaines, tous avec la même remarque : « pourtant mon prompt était précis, et l’IA m’a répondu n’importe quoi. » Et je vous rassure tout de suite : un prompt précis, c’est important, la réponse sera d’autant plus précise, mais ce n’est pas toujours suffisant.
Dans cet article, je vais te montrer 3 réflexes tout simples à adopter à chaque fois que tu discutes avec une IA pour tes recherches généalogiques (ou pour n’importe quoi d’autre, d’ailleurs).
C’est le premier réflexe, et sans doute le plus important : ne mélange pas plusieurs sujets dans la même conversation avec ton IA.
Par exemple, si tu lui demandes des recherches sur les herboristes, puis que tu enchaînes dans le même fil sur la Drôme provençale, il y a de grandes chances qu’elle mélange les deux… et qu’elle se mette à te parler d’herboristes en Drôme provençale, alors que ce n’était pas du tout ta demande de départ !
Un peu comme nous, en fait. Quand on passe du coq à l’âne dans une discussion, notre interlocuteur finit par perdre le fil… Et bien pour l’IA, c’est pareil.
Mon conseil : dès que tu changes de sujet de recherche, ouvre une nouvelle conversation. Ça prend 2 secondes, et ça évite bien des réponses biaisées par ta demande précédente.
Voici un exemple concret pour que tu visualises bien la différence :



Mais très vite, à partir de l’année 1900, tout dérape : il se remet à me parler de plantes médicinales, d’herboristerie, de vente d’huiles et d’herbes séchées…
Le plus révélateur, c’est sa conclusion : il m’explique que la Drôme provençale est une région intéressante pour le métier d’herboriste. Il a complètement fusionné mes deux sujets.
Et la preuve que ça vient bien du fait d’avoir tout mis dans la même conversation : quand j’ai reposé la question sur la Drôme provençale dans une nouvelle conversation, il ne m’a parlé ni d’herboriste, ni même de l’année 1900. Une réponse propre, centrée uniquement sur ce que je demandais (tu peux voir la réponse ici).
Deuxième réflexe, tout aussi simple : à la fin de ta demande, ajoute une phrase du type « pose-moi des questions pour bien cerner mon besoin avant de répondre. »
Bonne nouvelle : la plupart des IA jouent très bien le jeu ! Si tu lui demandes des recherches sur les herboristes, elle va par exemple te demander : Tu t’intéresses à quelle période ? Tu cherches plutôt des informations sur les plantes utilisées, ou sur le métier lui-même ?
Ces quelques questions en plus, ça change vraiment tout. Elles permettent à l’IA de cerner exactement ce que tu veux, au lieu de deviner (et de te proposer des informations dont tu n’as pas besoin).
Regarde la différence entre les deux échanges ci-dessous :

Autre exemple, avec Claude cette fois :
Je lui ai demandé : « J’ai besoin de connaître l’histoire des Siciliens en Tunisie. » Sa réponse était correcte, plutôt complète même. Le souci, c’est qu’elle restait très générale : Claude ne connaissait rien de mon contexte à moi, de ce que je cherchais précisément derrière cette question. Résultat, une bonne partie de sa réponse ne m’intéressait pas, ce n’était pas vraiment ce que j’étais venue chercher.

Le même exemple, mais cette fois en demandant à Claude de poser des questions :
J’ai reformulé ma demande ainsi : « J’ai besoin de connaître l’histoire des Siciliens en Tunisie, pose-moi des questions pour cerner mon besoin. »
Claude m’a alors posé trois questions avant de répondre :
Cette fois, sa réponse était beaucoup plus alignée avec mon contexte : elle s’est concentrée sur ce qui comptait vraiment pour moi, à savoir le quotidien de cette période, avec des détails utiles pour mon projet de livre de famille. Plus besoin de trier ce qui m’intéressait dans une réponse trop générale : elle avait déjà cerné mon besoin en amont.
Dernier conseil, et je le répète souvent, mais il est essentiel : même si l’IA est une aide précieuse, elle peut se tromper.
Deux options s’offrent à toi :
Et attention, même quand elle te donne une source, ça ne veut pas dire qu’elle est fiable à 100 % : parfois, c’est la source elle-même qui n’est pas bonne ! Alors on garde toujours un œil critique, même sur les réponses qui semblent parfaitement sourcées.
Pour que ton IA arrête de te répondre à côté :
Ces trois réflexes tout simples changent vraiment la qualité de tes échanges avec l’IA, que ce soit pour tes recherches généalogiques, pour illustrer ton livre de famille, ou pour n’importe quel autre projet.
Et toi, ça t’arrive souvent d’avoir des réponses qui partent dans le décor ? Dis-moi en commentaire, j’adore échanger avec vous sur vos expériences avec l’IA !
Juin, c’est ce mois où les journées s’allongent, la chaleur arrive, et pour une fois, je me suis construite une petite liste de ressources plutôt que de me noyer dans dix contenus différents. Je te montre ce qui m’a marquée ce mois-ci, et surtout, ce qui t’aidera (j’espère) à mieux comprendre tes ancêtres à travers l’histoire.
Type : Vidéo YouTube | Durée : 15 min | Gratuit ✓ | Disponible sur ce lien !
Je te pose une seule question : tes ancêtres se sont mariés par amour ou pour d’autres raisons ? Franck Ferrand répond à cette question… Pendant des siècles, le mariage n’avait rien à voir avec l’amour. C’était une affaire de famille, d’alliance, de position sociale. Les sentiments ? On les vivait ailleurs, loin du regard et surtout loin du couple… Mais au 19ème siècle, tout change. L’amour devient progressivement la raison de se marier. Révolutionnaire, non ?
Pourquoi c’est important pour ta généalogie : Quand tu regardes tes actes de mariage, surtout ceux du 18ème et du début du 19ème siècle, tu ne sauras jamais si tes ancêtres s’aimaient. Mais cette vidéo t’aide à comprendre le contexte émotionnel et social dans lequel ils se mariaient. Leurs choix, leurs contraintes, ce qui était « normal » à l’époque. Et puis, Franck Ferrand raconte ça de façon tellement captivante que tu apprendras des choses sur George Sand, Alfred de Musset (même si ils ne sont pas dans ton arbre), et le tournant qui a changé le mariage pour toujours.
Mon conseil : Regarde cette vidéo en pensant à tes ancêtres. Y a-t-il des indices dans leurs archives qui pourraient te dire s’ils s’aimaient ? Une correspondance ? Une date étrange ? Cet angle change la façon de lire tes documents…
Type : Vidéo YouTube | Durée : 23 min| Gratuit ✓ | Disponible sur ce lien !
Là, je dois être honnête : connaître l’histoire générale, c’est la base pour comprendre tes ancêtres. Et pas juste les « grands événements », je veux dire vraiment comprendre qui régnait, quand, les changements politiques, économiques, les moments difficiles.
Cette vidéo de César Culture G résume 100 dates clés de l’histoire de France. C’est clair, bien structuré, et les 17e-19e siècles sont bien traités (je trouve) et c’est justement l’époque où l’on retrouvent beaucoup de nos ancêtres.
Pourquoi c’est important pour ta généalogie : Tes ancêtres ont vécu dans un contexte. Peut-être que ton ancêtre a quitté son village en 1793 ? C’était la Révolution. Peut-être qu’il y a une lacune entre 1810 et 1815 dans tes archives ? C’était Napoléon et la conscription. Peut-être qu’une branche de ta famille s’est soudain enrichie ou appauvrie ? C’était peut-être lié à un changement politique majeur. Cette vidéo te donne le fil rouge historique pour que tu ne cherches pas tes ancêtres dans le vide mais pour que tu puisses les situer.
Mon conseil : Regarde cette vidéo avec un petit carnet. Note les dates qui te surprennent, les rois, les moments clés. Puis relis tes archives de famille en les reliant à ces moments-là. Tu verras que soudain, certaines décisions de tes ancêtres deviennent très logiques.
Évidemment, on ne traite pas toutes l’Histoire de France en seulement 100 dates, mais je trouve que celle-ci est vraiment un bon début !
Type : Article académique | Format : Visionneuse sur dans le navigateur ou PDF (13 pages) | Source : Persée | Gratuit ✓ | Accéder à l’article
Celui-ci est un peu plus « pointu », c’est un article de recherche véritable. Mais c’est exactement pour ça que je le recommande. Martine Sonnet y épluche comment les filles étaient éduquées à Paris au 18ème siècle, pas seulement les jeunes filles riches. Elle parle des écoles charitables, des petites écoles payantes, des couvents, des pensionnats. Elle regarde qui allait à l’école, à quel âge, combien de temps, et surtout : qu’est-ce qu’on leur apprenait.
Spoiler : on apprenait aux filles à être des mères chrétiennes et des travailleuses honnêtes, pas des femmes savantes…
Pourquoi c’est important pour ta généalogie : Si tu as des ancêtres féminins qui vivaient au 18ème siècle à Paris (ou même ailleurs en France, car le système était similaire), cette lecture t’aide à comprendre qui elles étaient vraiment. Quel était leur horizon ? Qu’est-ce qu’on attendait d’elles ? Comment sont-elles arrivées à l’âge adulte ? Qu’est-ce qu’elles savaient faire, et qu’est-ce qu’on ne leur a jamais enseigné ? Cet article te donne des clés pour comprendre les femmes de tes archives.
Mon conseil : Cet article est un peu dense, c’est vrai. Mais lis au moins l’introduction et les sections qui t’intéressent. Tu n’as pas besoin de tout comprendre d’un coup. L’important ? Retenir que l’éducation des filles était très différente de celle des garçons, que c’était pensé pour les préparer au mariage ou à un métier très spécifique, et que les savoirs qu’on leur enseignait étaient volontairement limités.
Ce mois-ci, ce sont trois ressources seulement, mais elles sont fortes. Elles font du contexte, elles expliquent le pourquoi, elles te donnent les clés pour lire tes archives avec une toute nouvelle perspective.
Parce que faire de la généalogie, ce n’est pas juste collectionner des noms. C’est ressusciter des vies et pour ça, tu as besoin de comprendre l’époque, les règles du jeu, ce que tes ancêtres pouvaient faire et ce qui leur était interdit.
Et toi, tu as trouvé des pépites ce mois-ci ? Des vidéos, des articles, des livres qui t’ont éclairée sur tes ancêtres ? Dis-moi en commentaire, j’adore découvrir de nouveaux contenus ! 👇
Tu cherches un logiciel de généalogie qui s’adapte vraiment à ta façon de travailler ? Un outil qui ne te met pas dans une case, mais qui se plie à tes besoins ? Alors cet article va t’intéresser. Aujourd’hui, je te parle de Généatique, le logiciel que j’utilise depuis quelques mois maintenant ! Je l’ai testé, retourné dans tous les sens, et notamment mis à l’épreuve sur ce qui me passionne le plus en ce moment : l’intelligence artificielle appliquée à la généalogie.
Cet article est écrit dans le cadre d’un partenariat avec Généatique. Cela dit, tu me connais : je ne recommande que ce que j’utilise vraiment et ce qui m’a convaincue !
C’est la première chose qui m’a séduite avec Généatique. La personnalisation ! Quand on fait de la généalogie depuis un moment, on a ses habitudes. Ses propres façons de classer les informations, de structurer les fiches, de noter les événements. Et souvent, les logiciels te forcent à rentrer dans leur moule mais pas Généatique.
Voilà ce que j’apprécie particulièrement :
Mon conseil : si tu es du genre à avoir des branches compliquées, des familles recomposées, des ancêtres de plusieurs nationalités… Généatique est clairement taillé pour ça. Et avec la version Prestige, le nombre de personnes dans ton fichier est illimité. Un vrai confort quand on a des centaines (voire des milliers) d’ancêtres à gérer.
Alors là, je vais te parler de ma fonctionnalité coup de cœur… Et comme tu le sais, l’IA c’est un peu mon domaine de prédilection, donc je suis exigeante !
Généatique 2026 intègre une IA de pré-transcription automatique des actes anciens. Le principe : tu importes ton document scanné (un acte de baptême, un acte de décès, un acte notarié…) et l’IA te propose une transcription en texte lisible, directement sous l’image originale.
J’ai testé plusieurs types de documents :
Mon estimation globale : 95% de fiabilité. Pour un outil de transcription sur des documents anciens, parfois abîmés, souvent rédigés dans une écriture qui défie toute logique… c’est extraordinaire !
Mon conseil : utilise la transcription IA comme point de départ, pas comme vérité absolue. Relis toujours avec ton œil de généalogiste car c’est toi l’expert.e de ta famille ! Mais le gain de temps est phénoménal !
Voici l’exemple de l’acte de naissance (issu des AD de l’Ariège) que j’ai fourni à l’IA de Généatique. Tout a été transcris, même la mention marginale sur le côté !
J’ai comparé les résultats (parce que c’est un acte que je connais bien et j’avais déjà effectué la transcription en amont) et c’est bluffant, plus de 95% de réussite sur cet acte !

C’est un point que j’estime crucial, et je sais que vous êtes nombreux à vous poser cette question : quand j’utilise l’IA, est-ce que mes données familiales servent à entraîner un modèle quelque part ?
Ici, dans le cadre de Génétique, la réponse est non ! Aucune donnée que tu transmets via l’IA de Généatique ne sert à alimenter un modèle. Tes actes, tes fiches, les informations sur tes ancêtres… tout ça reste à toi.
Dans un contexte où on nous demande de faire confiance à des outils IA dont on ne sait pas toujours ce qu’ils font de nos informations, c’est un argument qui compte vraiment pour moi. La confidentialité de l’histoire familiale, c’est pas négociable !
Ce sont des détails qui sont mineurs au regard de l’ensemble, mais je préfère te les dire clairement !
Si tu veux mon avis sincère, Généatique est fait pour toi si :
C’est l’un des deux leaders du marché français des logiciels de généalogie installés sur ordinateur, et je comprends pourquoi. Ce n’est pas un outil qui cherche à en faire trop ou à te noyer sous les options. C’est un logiciel sérieux, bien pensé, qui évolue intelligemment, notamment avec cette intégration de l’IA qui m’a vraiment bluffée.
Si tu veux le découvrir, il est disponible ici !
Je continue mes tests et je reviendrai te parler de fonctionnalités spécifiques dans de prochains articles. En attendant, si tu as des questions sur Généatique ou si toi aussi tu l’utilises, dis-moi tout dans les commentaires !
Dans un arbre généalogique classique, les pères sont là. Leur nom figure sur chaque ligne, ils ont leur case, leur date de naissance, leur date de décès. On les voit. Et pourtant… est-ce qu’on les regarde vraiment ?
Il y a quelques semaines, j’avais créé un arbre matrilinéaire pour la fête des mères, un modèle qui suit uniquement la ligne des mères, génération après génération. Beaucoup d’entre vous m’ont dit que remplir cet arbre avait été une vraie expérience. Pas juste un exercice généalogique, mais quelque chose de plus intime.
Alors pour la fête des pères, j’ai eu envie de faire la même chose avec les hommes. Un arbre patrilinéaire sur 5 générations, uniquement les pères. Et comme pour les femmes, remplir ce modèle m’a réservé une ou deux surprises !
C’est simple : au lieu de représenter toute la famille, cet arbre ne suit qu’une seule lignée, celle des pères. Toi, ton père, le père de ton père, et ainsi de suite. Pas de branches qui s’écartent à droite et à gauche. Pas de mères, pas d’oncles, pas de cousins. Juste un fil direct, une colonne de papas, sur cinq générations.
Si tu es habitué·e aux arbres classiques, ça paraît presque trop simple. Mais c’est justement cette contrainte qui rend l’exercice puissant : quand il n’y a rien d’autre à regarder, tu vois enfin ce que tu n’avais jamais vraiment observé !
Quand j’ai rempli mon propre arbre pour créer le modèle, la première chose qui m’a frappée (comme tout le monde, j’imagine), c’est la continuité du nom de famille. Contrairement à l’arbre des mères, où chaque femme portait un nom différent, ici, le même nom se répète, ou presque, de génération en génération. Une sorte de fil rouge visible, presque rassurant.
Mais ce qui m’a vraiment arrêtée, ce sont les cases que je n’ai pas pu remplir… Parce qu’en réalité, on croit souvent qu’on connaît mieux les pères que les mères dans nos arbres. Ils ont transmis leur nom, ils ont signé les actes officiels, ils apparaissent dans les registres. Et pourtant… dès qu’on remonte deux ou trois générations, les certitudes s’effritent. On a un prénom mais pas de date. Une date mais pas de lieu. Un lieu mais aucun acte retrouvé.
Et parfois, juste une case vide.
C’est le sujet que je voulais aborder franchement dans cet article, parce qu’il mérite qu’on s’y arrête.
Dans nos arbres généalogiques, les pères inconnus sont plus fréquents qu’on ne le pense. Beaucoup plus, d’ailleurs, que les mères inconnues. Les raisons sont multiples : des naissances hors mariage non déclarées, des pères partis avant la naissance, des reconnaissances refusées, des secrets de famille soigneusement gardés pendant des décennies… ou des paternités tout simplement incertaines.
Et quand on tombe sur cette case vide dans son propre arbre, ça peut déclencher des choses inattendues. Alors je t’invite à te poser quelques questions, sincèrement :
Cet arbre patrilinéaire, avec ses cases remplies et celles qui ne le sont pas, dit quelque chose sur ta famille. Il met en lumière les pères présents, mais aussi l’espace laissé par ceux qui ne l’ont pas été, ou qu’on n’a jamais su nommer. Et ça, ça fait partie de l’histoire, au même titre que tout le reste.
Le modèle est gratuit, pensé pour être :
Mon conseil : si tu as la chance de pouvoir remplir cet arbre avec ton père ou un membre plus âgé de ta famille, fais-le. Pas forcément pour récupérer des dates et des lieux, mais pour laisser la conversation s’ouvrir. Les histoires qu’on entend autour de cet arbre valent souvent bien plus que les informations qu’on y inscrit.
Tu connais le prénom du père de ton arrière-grand-père ? Et est-ce qu’il y a une case dans ton arbre qui te questionne depuis longtemps ?
Dis-moi en commentaire, j’adore lire vos histoires, les complètes comme les mystérieuses 💙
Tu as déjà voulu esquisser rapidement une branche de ta famille, juste pour voir, juste pour mettre de l’ordre dans tes idées, sans avoir à ouvrir un logiciel de généalogie complet, créer un compte, apprendre une nouvelle interface ? C’est possible, et c’est exactement pour ça qu’Excalidraw m’a conquise !
C’est un outil gratuit, en ligne, sans installation, qui te permet de dessiner des arbres, des schémas, des tableaux… avec un aspect « fait à la main » que je trouve vraiment charmant ! Dans cet article, je vais te montrer comment l’utiliser pour la généalogie, ce qu’il faut savoir sur la confidentialité de tes données, et je t’emmène en vidéo pour un tuto pas à pas. C’est parti !
Excalidraw est un tableau blanc collaboratif en ligne, gratuit et open source. Tu ouvres ton navigateur, tu vas sur excalidraw.com, et tu peux immédiatement commencer à dessiner. Aucun compte à créer, aucun logiciel à installer !
Ce qui le rend unique, c’est son rendu visuel : toutes les formes, les flèches et les textes ont un aspect « croquis à la main », légèrement imparfait, qui lui donne un charme très particulier (perso, j’adore !)
L’outil propose :
Excalidraw n’est pas un logiciel de généalogie. Il ne gère pas les GEDCOM, ne calcule pas les degrés de parenté, ne se connecte pas à Geneanet. Et c’est justement pour ça qu’il trouve sa place dans ta boîte à outils : comme complément visuel, pas comme remplacement !
Voici les situations où il brille vraiment :
Je t’ai préparé un tuto vidéo pas à pas pour que tu puisses te lancer sans te perdre. On voit ensemble :
💡 Une astuce que je te montre en vidéo : commence toujours par tes ancêtres les plus lointains (tes arrière-grands-parents par exemple) et descends génération par génération vers toi. Comme ça, tu peux espacer naturellement tes cases au fur et à mesure que l’arbre s’élargit vers le bas, sans te retrouver à l’étroit ou à tout décaler (en plus, il existe un bouton pour espacer uniformément tes cases « individu » !)
C’est le point le plus important à comprendre avant de commencer !
Quand tu travailles sur Excalidraw sans compte, ton dessin est sauvegardé automatiquement dans la mémoire de ton navigateur (ce qu’on appelle le localStorage). Concrètement : si tu fermes ton onglet et que tu reviens sur excalidraw.com le lendemain, ton arbre sera encore là. Mais attention ! Cette « sauvegarde automatique » a des limites :
Mon conseil : traite Excalidraw comme tu traiterais un document Word. À la fin de chaque session de travail, exporte ton fichier !

Tu as trois options :
Mon conseil : garde toujours le fichier .excalidraw en plus de l’image. C’est ta « version modifiable », comme le fichier .docx par opposition au PDF.
C’est une question que tu as le droit, et même le devoir, de te poser quand tu travailles avec des données personnelles comme des dates de naissance, des adresses ou des liens familiaux.
Quand tu utilises Excalidraw sans créer de compte, tes données restent entièrement sur ton ordinateur. Rien n’est envoyé sur leurs serveurs. C’est le mode que je recommande pour la généalogie.
Si tu utilises la fonction de partage (le petit bouton « Share » qui génère un lien), ton dessin est alors chiffré de bout en bout avant d’être temporairement stocké sur leurs serveurs. Concrètement : même Excalidraw ne peut pas lire le contenu. C’est acceptable pour un partage ponctuel avec un membre de la famille, mais ce n’est pas une solution de stockage permanent.
Si tu crées un compte sur leur offre payante, tes dessins sont sauvegardés sur leurs serveurs américains. Ils sont conformes RGPD et certifiés SOC2, ce qui représente un bon niveau de sécurité. Mais pour des données généalogiques sensibles, notamment des personnes vivantes, je préfère toujours rester en local.
| Situation | Recommandation |
|---|---|
| Branches anciennes, personnes décédées | ✅ Usage libre, partage ponctuel OK |
| Branches récentes, personnes vivantes | ⚠️ Local uniquement, pas de partage en ligne |
| Usage collaboratif en famille | 💡 Partage chiffré acceptable, supprimer le lien après |
| Données très sensibles (mineurs, adresses) | 🔒 Local strict, exporter en fichier, ne pas partager |
Mon conseil : utilise Excalidraw principalement pour tes branches du XIXe siècle et avant. Pour les arbres récents, reste en local et partage le fichier directement par mail plutôt qu’un lien en ligne.
Avant de te lancer, quelques astuces qui vont te faire gagner du temps :
1. Commence petit. Une branche de 3 générations, pas l’arbre complet. Tu apprendras l’outil sans te décourager.
2. Crée un « modèle » de case individu. Fais une belle case avec le format que tu veux (prénom, nom, dates), puis copie-colle-la pour chaque nouveau personnage. Un gain de temps énorme.
3. Utilise les raccourcis clavier. V pour sélectionner, R pour un rectangle, A pour une flèche, T pour du texte, Ctrl+D pour dupliquer. Une fois ces 5 raccourcis en main, tu vas beaucoup plus vite.
4. Exporte après chaque session. Je le redis, parce que c’est vraiment le réflexe à avoir ! Et sauvegarde aussi le fichier .excalidraw.
Excalidraw ne remplacera jamais ton logiciel de généalogie principal — et ce n’est pas son rôle. Mais il peut devenir un complément précieux pour visualiser, créer, illustrer et partager ton travail de façon plus chaleureuse et plus humaine.
J’espère que ce tuto t’a donné envie d’essayer ! Commence par une petite branche, teste les formes, exporte ton premier arbre…
Et toi, tu utilises quoi aujourd’hui pour dessiner ou visualiser tes arbres ? Est-ce qu’il t’arrive de faire des « brouillons » de branches avant de les saisir dans ton logiciel ? Dis-moi tout en commentaire, j’adore découvrir comment vous vous organisez !
Ce mois-ci, j’ai plongé dans un sujet que je repoussais depuis longtemps, un peu par paresse, un peu par peur de ne pas comprendre : le monde paysan. Celui de mes ancêtres, pour la plupart.
Parce que dans nos arbres généalogiques, les mots « cultivateur », « laboureur » ou « journalier » reviennent des dizaines de fois. Et pourtant, je réalise que je ne savais pas vraiment ce que ces mots cachaient comme réalité. Quelle maison ? Quel quotidien ? Quelle économie familiale ? Comment ça fonctionnait, concrètement, une famille paysanne ?
J’ai commencé par une vidéo YouTube pour reprendre les bases, puis je me suis laissée emporter vers deux sources plus pointues. Un tableau du XVIIe siècle et un article académique un peu ardu mais très intéressant !
Le cours d’histoire qui m’a redonné le contexte que j’avais perdu
Je vais être honnête : j’ai commencé par cette vidéo parce que je me sentais un peu perdue. Je savais que mes ancêtres étaient paysans au XIXe siècle, je savais qu’il y avait eu l’exode rural, le phylloxéra, des crises… mais je n’avais pas les pièces du puzzle dans le bon ordre.
Cette vidéo de Christel Plechot, conçue pour des lycéens de Première, m’a offert exactement ce dont j’avais besoin : une remise à plat claire, bien construite, sans jargon inutile !
Ce que j’ai appris (ou réappris) :
Pourquoi c’est utile pour ta généalogie ?
Parce que comprendre ce contexte, c’est comprendre pourquoi tes ancêtres ont bougé, ou ne l’ont pas fait. Pourquoi l’un est resté au village pendant que son frère montait à Paris. Pourquoi une branche a sombré dans la misère dans les années 1880 pendant qu’une autre s’en sortait. Les grandes forces économiques de l’époque se lisent dans les petits actes de nos arbres.
Mon conseil : après avoir regardé cette vidéo, retourne voir les dates de migration de tes ancêtres. L’exode rural s’accélère entre 1880 et 1914 : si tu as un ancêtre qui quitte sa commune natale dans ces années-là, tu sais maintenant dans quel courant il nageait.
🔗 À regarder sur YouTube (gratuit)
Deux analyses en ligne pour voir autrement la vie paysanne du XVIIe siècle
Tout est parti d’une image. En cherchant des représentations visuelles de la vie paysanne, je suis tombée sur Famille de paysans dans un intérieur, attribué à Louis Le Nain (vers 1642, musée du Louvre), et sur deux analyses complémentaires : l’une sur histoire-image.org, l’autre sur panoramadelart.com.
Le tableau représente une famille réunie dans la salle commune de leur maison : deux femmes, un homme, six enfants, un chat, un chien. Sur la table, du pain, du vin, du sel, une soupière posée à même le sol. Un enfant joue du flageolet. Tous, ou presque, regardent droit vers nous.
Ce que j’ai aimé dans ces toiles et dans ces analyses :
Pourquoi c’est utile pour ta généalogie ?
Parce que regarder ces tableaux, c’est apprendre à lire l’espace domestique paysan : la salle commune, la cheminée, la table basse, les vêtements rapiécés mais soignés. C’est visualiser ce que les actes notariaux ne décrivent jamais (ou alors très rarement) ce à quoi ressemblait la maison où vivaient tes ancêtres. Et c’est aussi apprendre à se méfier des images : nos représentations du monde paysan sont souvent filtrées par le regard d’artistes qui n’en étaient pas.
Mon conseil : après avoir regardé ce tableau, retourne dans les inventaires après décès de tes ancêtres paysans (quand ils existent aux archives départementales). Tu seras surprise de voir à quel point la liste des objets possédés, une casserole en cuivre, un lit à baldaquin, deux draps, te raconte quelqu’un.
🔗 Analyse sur histoire-image.org (gratuit) 🔗 Analyse sur panoramadelart.com (gratuit)
L’article académique qui m’a appris à lire autrement mes recensements
Celui-là, je ne vais pas te mentir : c’est de la lecture exigeante. Franklin F. Mendels publie cet article dans la revue Annales en 1978 (volume 33, numéro 4, pp. 780-802), et il est relativement difficile à lire. Ce n’est pas de la généalogie pure, c’est de l’histoire économique avec des tableaux de données. Mais j’y suis rentrée quand même, et je ne le regrette pas du tout !
Ce qui m’a accrochée :
Pourquoi c’est utile pour ta généalogie ?
Parce que les recensements, que tu consultes aux archives départementales, te donnent la liste des habitants d’un foyer à un instant T. Mais sans clé de lecture économique, tu passes à côté de la logique qui les a réunis sous le même toit. Mendels te donne cette clé (pour les familles paysannes et pour une époque donnée).
Mon conseil : Si tu n’as pas l’habitude de la lecture académique, accroche-toi sur les deux premières pages, après, ça roule !
🔗 À lire sur persee.fr (gratuit)
Ces trois sources de mai m’ont offert quelque chose que je n’avais pas vraiment : un regard tridimensionnel sur le monde paysan.
Ensemble, ils m’ont rappelé que mes ancêtres « laboureurs » ou « journaliers » n’étaient pas des silhouettes vagues dans un champ. Ils prenaient des décisions, subissaient des crises, résistaient ou s’adaptaient. Ils avaient une logique, et cette logique, on peut la retrouver !
Est-ce que tu as des ancêtres paysans dans ton arbre ? Et est-ce que tu sais vraiment ce que cachait leur métier, laboureur, métayer, journalier, au-delà du mot sur l’acte ? Dis-moi en commentaire si ce sujet te parle, et si tu as des ressources à me conseiller à ton tour ! À très vite pour de nouvelles explorations !
Dans un arbre généalogique classique, tout le monde a une case. Les pères, les mères, les grands-pères, les arrière-grands-mères… Mais à force de vouloir tout montrer, on finit par noyer les femmes dans la masse. Leurs prénoms sont là, quelque part, entre deux branches, mais on ne les voit plus vraiment.
Alors j’ai eu envie d’essayer autre chose. Je t’ai préparé un modèle d’arbre matrilinéaire sur 5 générations, disponible gratuitement dans cet article, mais avant que tu le télécharges, laisse-moi t’expliquer ce qui m’a frappée en le remplissant.
Contrairement à un arbre classique qui rayonne dans toutes les directions, l’arbre matrilinéaire suit une seule ligne : celle des mères. Tu pars de toi, tu remontes à ta mère, puis à sa mère, puis à la sienne… sur autant de générations que tu veux. Pas de branches qui partent dans tous les sens. Juste un fil, direct, clair, concentré sur elles.
C’est déroutant au début ! On a tellement l’habitude de vouloir tout représenter. Mais c’est justement cette contrainte qui rend l’exercice puissant : tu poses les yeux sur des femmes que tu n’avais peut-être jamais vraiment regardées…
Quand j’ai rempli mon propre arbre pour créer le modèle, je n’ai pas découvert quelque chose que j’ignorais. On sait que les femmes portent le nom de leur père, puis parfois celui de leur mari. Ce n’est pas une nouvelle !
Mais là, avec cet arbre, je ne voyais que ça. Pas d’autres branches pour détourner le regard… Juste une colonne de femmes, case après case et un nom de famille différent à chaque génération. Sans exception ! Chacune a porté un nom qu’elle n’a pas transmis. C’est la même information, mais présentée comme ça, elle prend une toute autre densité.
Le modèle est gratuit, pensé pour être :
Tu connais le prénom de ton arrière-arrière-grand-mère ? Dis-moi en commentaire si tu as aimé ce modèle à télécharger !
Il y a quelques jours, j’ai lancé un défi : donner exactement le même prompt à trois IA différentes (ChatGPT, Claude et Gemini) pour générer une fiche généalogique illustrée de la même famille fictive. Même texte, même structure, même demande. Et les résultats… n’ont vraiment pas été les mêmes.
Parce que c’est ça, le vrai test. Pas les demos perfectionnées des sites officiels. Le vrai test, c’est : qu’est-ce que l’IA invente quand elle ne sait pas ? Et ça, en généalogie, c’est une question qui peut tout changer.
Dans cet article, je te montre les trois fiches, je te dis ce que j’ai demandé, ce que chaque outil a fait, bien ou pas, et ce que ça veut dire concrètement pour toi si tu veux utiliser l’IA pour valoriser l’histoire de ta famille.
Le prompt général (tu complètes le texte entre [] si tu veux l’utiliser) :
Crée-moi une image, qui est une fiche généalogique illustrée de type infographie, style moderne et élégant (tons chaleureux, typographie soignée), inspirée d’une affiche historique de famille, avec les sections suivantes :
═══ EN-TÊTE ═══
Titre principal : [PRÉNOM NOM] & [PRÉNOM NOM de l’épouse]
Sous-titre : [Description ex : « Une famille du Quercy au début du XXe siècle »]
═══ PORTRAIT DU COUPLE ═══
Époux : [Prénom Nom] – Né le [date] à [lieu] –
Profession : [métier] –
[Sait/Ne sait pas] signer
Épouse : [Prénom Nom] – Née le [date] à [lieu] –
[informations complémentaires] Mariés le [date] à [lieu]
═══ LIEU DE VIE ═══
Titre de section : [Nom du lieu] – [Commune, Département] – Vers [année]
Texte descriptif : [2-3 phrases sur le cadre de vie, la maison, l’activité]
═══ LEURS ENFANTS EN [ANNÉE] ═══
[Pour chaque enfant :]
– [Prénom] : né(e) en [année], âge en [année de référence] : [X] ans
[Ajouter une note si un enfant est décédé jeune]
═══ PANNEAUX DE CONTEXTE (4 encarts) ═══
1. [Titre thème 1 ex : « Le métier de [profession] »] : [3-4 bullet points]
2. [Titre thème 2 ex : « La maison et le foyer »] : [3-4 bullet points]
3. [Titre thème 3 ex : « Les faits de l’époque »] : [contexte historique]
4. [Titre thème 4 ex : « Transmission »] : [héritage, valeurs]
═══ INFORMATIONS CLÉS (encart résumé) ═══
– Mariage : [date et lieu]
– Lieu de vie : [adresse ou hameau]
– Enfants nés entre [année] et [année] : [nombre total] (dont [X] vivants)
– [Prénom épouse] décède le [date]
– [Prénom époux] décède le [date]
═══ STYLE SOUHAITÉ ═══
– Palette : [ex : beige chaud / bordeaux / doré] OU [bleu marine / blanc / doré] OU [A toi de définir]
– Ambiance : [rustique et vintage] OU [moderne et épuré] OU [sobre et élégant] OU [A toi de définir]
– Format : paysage, style affiche murale A3
Le prompt que j’ai utilisé (modifié avec mes infos) :
Crée-moi une image, qui est une fiche généalogique illustrée de type infographie, style moderne et élégant (tons chaleureux, typographie soignée), inspirée d’une affiche historique de famille, avec les sections suivantes :
═══ EN-TÊTE ═══
Titre principal : Henri DUBOIS & Louise MARTIN de l’épouse
Sous-titre : « Une famille de la Drôme au début du XXe siècle »
═══ PORTRAIT DU COUPLE ═══
Époux : Henri DUBOIS
Né le 3 mai 1880 à Montélimar
Profession : cordonnier
Sait signer
Épouse : Louise MARTIN
Née le 14 avril 1882 à Mirmande
Sait signer
Mariés le 2 juillet 1900 à Montélimar
═══ LIEU DE VIE ═══
Titre de section : Montélimar – Drôme – Vers 1905
Texte descriptif : Ils vivent au-dessus du magasin de Henri qui est cordonnier, quand sa femme le peut, elle l’aide
═══ LEURS ENFANTS EN [ANNÉE] ═══
[Pour chaque enfant :]
Jean : né en 1902, âge en 1920 : 18 ans en 1920
Marie-Louise : née en 1904, âge en 1920 : 16 ans en 1920
Henriette : née en 1908, décédée en 1909
Paul : né en 1910, âge en 1920 : 10 ans en 1920
═══ PANNEAUX DE CONTEXTE (4 encarts) ═══
[Titre thème 1 : « Le métier de [profession] »] : [3-4 bullet points]
[Titre thème 2 : « La maison et le foyer »] : [3-4 bullet points]
[Titre thème 3 : « les faits de l’époque »] : [contexte historique]
[Titre thème 4 : « Transmission »] : [héritage, valeurs, la profession]
═══ INFORMATIONS CLÉS (encart résumé) ═══
Mariage : [date et lieu]
Lieu de vie : [adresse ou hameau]
Enfants nés entre [année] et [année] : [nombre total] (dont [X] vivants)
[Prénom épouse] décède le [date]
[Prénom époux] décède le [date]
═══ STYLE SOUHAITÉ ═══
Palette : bleu marine / blanc / doré
Ambiance : moderne et épuré
Format : paysage, style affiche murale A3
Ce que je n’avais pas demandé :
La fiche générée par ChatGPT est visuellement très soignée. Tons chauds, typographie élégante, mise en page aérée, c’est franchement joli. Mais dès que je regarde de plus près, j’ai un problème.
Des portraits photographiques sont apparus. Des visages. Un homme moustachu en costume, une femme en robe de dentelle. Je n’avais pas demandé ça. Henri et Louise n’ont jamais existé, mais leur « photo » est là, générée de toutes pièces, avec une apparence de vraie photo ancienne.
Et ce n’est pas tout, dans l’encart « Informations clés », des dates de décès apparaissent :
Je n’ai pas fourni ces informations. ChatGPT les a inventées, pour rendre la fiche « complète ». C’est exactement le genre d’erreur qui, sur une vraie fiche généalogique, peut induire en erreur pendant des années.
Le truc en + généré par ChatGPT et que j’aime bien : les dessins et les ornements qui apportent un peu de chaleur et qui sont cohérents avec le texte.
Mon avis : ChatGPT impressionne graphiquement, mais il « complète » les blancs sans te prévenir. À manier avec une vigilance absolue.

La fiche de Gemini a une approche plus sobre, plus documentaire. L’esthétique est différente, fond clair, style affiche ancienne, portraits là aussi générés (mais dans un style légèrement différent, moins photographique).
Ce qui m’a frappée chez Gemini, c’est une adresse inventée dans l’encart Informations clés : « Rue des Taillandiers, Montélimar ». Rue inventée ? Peut-être réelle ? Je n’en sais rien et c’est justement le problème. Cette information avait l’air officielle, présentée comme un fait.
Les dates de décès sont aussi là, différentes de celles de ChatGPT :
Même famille, même prompt mais des dates totalement différentes. Ça illustre bien la chose : l’IA n’a pas cherché une vérité, elle a inventé une cohérence.
Sur le plan graphique, j’ai trouvé la fiche de Gemini moins facile à modifier ensuite. Le format image « aplati » ne permet pas d’ajuster simplement un texte.
Mon avis : Gemini produit quelque chose d’acceptable visuellement, mais les inventions sont là aussi — et peuvent être plus difficiles à repérer car mêlées à des vrais éléments du brief.

La fiche générée par Claude est différente dans l’esprit. Plus sobre, peut-être, mais surtout : plus honnête.
Pas de portraits photographiques inventés mais à la place, des icônes neutres (silhouettes, pictogrammes). Claude a compris que je n’avais pas demandé de visages, et il n’en a pas ajouté.
Les dates de décès ? Absentes. Claude n’a pas « complété » ce que je n’avais pas fourni. La fiche contient exactement les informations que j’avais données, ni plus, ni moins.
Autre point fort : le format. Claude génère du SVG, un format vectoriel. Ça veut dire que la fiche est modifiable : tu peux ouvrir le fichier dans Inkscape (gratuit) ou Illustrator et changer un texte, déplacer un bloc, corriger une date, sans tout reprendre de zéro ou relancer un prompt. Les fiches JPG de ChatGPT et Gemini ne le permettent pas facilement.
Mon avis : Claude est plus rigoureux, plus fidèle au brief, et produit un format plus exploitable pour la suite. C’est mon outil préféré pour ce type de travail.

L’IA est un outil formidable pour gagner du temps sur la mise en page, tester des formats visuels et donner vie à une histoire de famille. Mais elle a une caractéristique qu’il faut absolument connaître : Elle déteste le vide et quand elle ne sait pas, elle invente. Elle ne le fait pas pour te tromper. Elle le fait parce qu’elle est entraînée à produire des résultats complets, cohérents, bien présentés. Si ton prompt laisse des espaces blancs, elle les remplit, avec ce qui lui semble logique. Dates, adresses, visages, professions… tout peut être « fabriqué » avec une apparence parfaitement crédible.
En généalogie, c’est particulièrement risqué :
Mon conseil : utilise l’IA pour la forme, pas pour le fond. Tu fournis les données vérifiées. Elle s’occupe de les mettre en valeur, jamais l’inverse.
Quelques points pratiques que tu peux noter :
Ce n’est pas un jugement définitif sur ces outils, chacun a ses forces selon les usages. Mais pour créer une fiche généalogique fiable, la rigueur prime sur l’esthétique.
Si tu veux utiliser l’IA pour créer ta propre fiche généalogique illustrée, voici ce que je te recommande :
Je te remets le prompt ici, et tu l’as compris : il faut l’adapter en fonction des données que tu as ! Je t’invite également à lire cet article et à faire attention aux données des personnes modernes/vivantes que tu partages à l’IA !
Crée-moi une image, qui est une fiche généalogique illustrée de type infographie, style moderne et élégant (tons chaleureux, typographie soignée), inspirée d’une affiche historique de famille, avec les sections suivantes :
═══ EN-TÊTE ═══
Titre principal : [PRÉNOM NOM] & [PRÉNOM NOM de l’épouse]
Sous-titre : [Description ex : « Une famille du Quercy au début du XXe siècle »]
═══ PORTRAIT DU COUPLE ═══
Époux : [Prénom Nom] – Né le [date] à [lieu] –
Profession : [métier] –
[Sait/Ne sait pas] signer
Épouse : [Prénom Nom] – Née le [date] à [lieu] –
[informations complémentaires] Mariés le [date] à [lieu]
═══ LIEU DE VIE ═══
Titre de section : [Nom du lieu] – [Commune, Département] – Vers [année]
Texte descriptif : [2-3 phrases sur le cadre de vie, la maison, l’activité]
═══ LEURS ENFANTS EN [ANNÉE] ═══
[Pour chaque enfant :]
– [Prénom] : né(e) en [année], âge en [année de référence] : [X] ans
[Ajouter une note si un enfant est décédé jeune]
═══ PANNEAUX DE CONTEXTE (4 encarts) ═══
1. [Titre thème 1 ex : « Le métier de [profession] »] : [3-4 bullet points]
2. [Titre thème 2 ex : « La maison et le foyer »] : [3-4 bullet points]
3. [Titre thème 3 ex : « Les faits de l’époque »] : [contexte historique]
4. [Titre thème 4 ex : « Transmission »] : [héritage, valeurs]
═══ INFORMATIONS CLÉS (encart résumé) ═══
– Mariage : [date et lieu]
– Lieu de vie : [adresse ou hameau]
– Enfants nés entre [année] et [année] : [nombre total] (dont [X] vivants)
– [Prénom épouse] décède le [date]
– [Prénom époux] décède le [date]
═══ STYLE SOUHAITÉ ═══
– Palette : [ex : beige chaud / bordeaux / doré] OU [bleu marine / blanc / doré] OU [A toi de définir]
– Ambiance : [rustique et vintage] OU [moderne et épuré] OU [sobre et élégant] OU [A toi de définir]
– Format : paysage, style affiche murale A3
L’IA peut créer quelque chose de magnifique mais derrière cette apparence soignée, il peut y avoir des dates que tu n’as pas fournies, des visages qui n’ont jamais existé, des adresses sorties de nulle part. Ce n’est pas une raison de jeter ces outils, c’est une raison de les utiliser avec les yeux ouverts ! Ton histoire de famille mérite mieux que des informations inventées, même joliment présentées.
Et toi, tu as déjà utilisé une IA pour illustrer ta généalogie ? Est-ce que tu as eu des surprises du même genre ? Dis-moi en commentaire, je suis vraiment curieuse de savoir ! 👇
Tu te poses sûrement la question depuis un moment : comment organiser mon livre de famille ? Par ordre chronologique, du plus ancien ancêtre au plus récent ? Par branche, côté maternel d’un côté, côté paternel de l’autre ? Ou par thème, autour des métiers, des migrations, des guerres traversées ?
Et si la réponse était : les trois à la fois ?
C’est exactement ce que permet une structure narrative imbriquée : une façon d’organiser ton livre en combinant plusieurs logiques, comme des poupées russes emboîtées les unes dans les autres. Dans cet article, je vais te montrer comment ça fonctionne, avec un exemple concret qui me tient particulièrement à cœur.
C’est souvent le premier blocage quand on se lance dans l’écriture d’un livre de famille. On croit qu’il faut une seule logique, un seul fil conducteur, et qu’une fois ce choix fait, on s’y tient du début à la fin.
Mais en réalité, les histoires familiales sont rarement aussi linéaires que ça. Une famille, c’est une multitude de ramifications, de métiers transmis, de lieux traversés, de périodes historiques qui viennent colorer chaque destin. Vouloir tout mettre dans un seul cadre rigide, c’est souvent se retrouver coincée et perdre le lecteur en chemin.
La bonne nouvelle : il n’y a aucune obligation de choisir un seul système. On peut très bien imbriquer plusieurs niveaux de structure, et c’est même souvent ce qui rend un livre de famille vraiment lisible et touchant.
Imagine une poupée russe. Tu l’ouvres, et il y en a une autre à l’intérieur. Tu l’ouvres encore, et il y en a une autre. Chaque poupée est autonome, mais elle s’inscrit dans une logique plus grande.
C’est exactement ainsi que fonctionne une structure narrative imbriquée dans un livre de famille :
Le résultat ? Le lecteur entre dans le livre par un angle qui le touche, puis se laisse guider sans jamais se perdre.
Laisse-moi te donner un exemple qui illustre parfaitement ce principe.
Imaginons que plusieurs membres de ta famille, des deux côtés, étaient menuisiers. Un beau fil conducteur pour un livre, non ? Voici comment tu pourrais organiser ta structure en trois niveaux imbriqués :
Tu crées une grande partie dédiée à ce métier. Tous les ancêtres liés à la menuiserie, qu’ils soient côté maternel ou paternel, sont rassemblés ici. C’est l’entrée dans le livre : le lecteur sait tout de suite qu’il va découvrir un savoir-faire familial transmis à travers les générations.
À l’intérieur de cette grande partie « menuisiers », tu sépares les deux lignées. D’un côté, les menuisiers côté maternel avec leur histoire, leurs outils, leur région. De l’autre, les menuisiers côté paternel, leur époque, leurs techniques, leur contexte.
Deux lignées, deux histoires… mais un même savoir-faire transmis. C’est ce parallèle qui rend la lecture fascinante.
À l’intérieur de chaque branche, tu racontes les personnages dans l’ordre chronologique. Tu pars de l’arrière-grand-père qui travaillait le bois à la main dans une petite boutique de village, et tu avances jusqu’au cousin qui a modernisé l’atelier avec des machines numériques.
Le temps passe naturellement. Le lecteur voit l’évolution du métier, les transmissions de génération en génération, les ruptures et les continuités.
Résultat : le livre est fluide, logique, humain. On entre par un thème, on suit chaque branche comme un récit, et le temps s’écoule tout seul.
L’exemple des menuisiers n’est qu’une possibilité parmi d’autres. La structure imbriquée peut se décliner de plein de façons différentes selon ce que tu veux raconter :
Mon conseil : avant de choisir ta structure, pose-toi cette question : par quoi est-ce que je veux que le lecteur entre dans mon livre ? Par une époque ? Par un métier ? Par un lieu ? Par une lignée ? La réponse, c’est ton premier niveau de structure. Tout le reste s’imbrique ensuite naturellement.
Pas besoin de logiciel compliqué pour commencer. Voici une méthode simple, en quelques étapes :
Mon conseil : n’hésite pas à faire un schéma papier avec des flèches et des boîtes. Visualiser la structure avant d’écrire, ça change tout. Et si tu aimes les outils numériques, un simple tableau dans Word ou une carte mentale gratuite comme Xmind peut t’aider à voir les emboîtements.
Rassure-toi, c’est presque toujours le cas. Les familles sont rarement « thématiques » à 100%. Il y aura toujours des ancêtres qui échappent à ton fil conducteur principal : des personnages isolés, des destins qui ne correspondent à aucune des catégories que tu as choisies.
Et c’est tout à fait normal ! Tu peux très bien :
Un livre de famille n’est pas une base de données. C’est un récit. Et tout récit fait des choix !
La structure narrative imbriquée, c’est finalement une façon de respecter à la fois la complexité de ta famille et le besoin de clarté de ton lecteur. On n’est pas obligée de tout simplifier ou de tout mettre sur le même plan. On peut aller en profondeur, niveau par niveau, comme des poupées russes qu’on ouvre les unes après les autres.
Et toi, tu envisages quelle organisation pour ton livre de famille ? Est-ce qu’un thème particulier t’est déjà venu à l’esprit comme fil conducteur : un métier, un lieu, une époque ? Dis-moi tout en commentaire, j’adore découvrir vos projets !
Ce mois-ci, mes découvertes m’ont ramenée à une question qui me taraude souvent quand je plonge dans mes recherches : comment vivaient vraiment nos ancêtres ? Pas leurs dates, pas leurs actes mais leur quotidien, leurs peurs, leur apparence, leurs guerres intimes.
Un podcast sur une panique collective qui a traversé toute la France en quelques jours à l’été 1789. Un site fascinant qui m’a appris à lire la coiffure d’une ancêtre sur une vieille photo comme un vrai document historique. Et un livre qui m’a donné envie de rouvrir les fiches de mes soldats poilus avec des yeux tout neufs.
Trois sources très différentes, mais reliées par le même fil : mieux voir ceux qui nous ont précédés, dans leur chair, dans leurs peurs, dans leur époque. Et si c’était ça, la vraie généalogie ?
🎧 Une série en 5 épisodes qui m’a tenue en haleine
J’ai découvert cette série animée par Stéphanie Duncan sur Radio France, avec l’historien Jean-Clément Martin, professeur émérite à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Cinq épisodes d’une dizaine de minutes chacun, ce qui parfait pour accompagner une balade ou une séance de classement d’archives !
Pourquoi j’ai aimé cette série ?
Pourquoi c’est utile pour ta généalogie ?
Si tu as des ancêtres paysans dans les années 1780-1790, ils ont vécu cette peur. Elle a directement déclenché la nuit du 4 août 1789, la nuit où la noblesse a renoncé à ses privilèges et donc la fin du système féodal. Autrement dit : cette panique collective a changé leur vie, et peut-être leur statut social.
Mon conseil : cherche dans les archives paroissiales ou notariales de leurs villages des traces de cette période : des contrats modifiés, des dettes effacées, des terres qui changent de mains. L’Histoire avec un grand H se lit aussi dans les petits actes.
🔗 À écouter sur Radio France — gratuit.
Le site qui m’a appris à lire les photos de famille autrement
Je suis tombée sur ce site un peu par hasard et j’y ai passé… beaucoup plus de temps que prévu ! Alain Ducher est un Meilleur Ouvrier de France coiffeur, passionné de coiffures historiques, qui a décidé de consigner sur son site tout ce qu’il sait sur les coiffures féminines de la Grèce antique aux années 1930.
Ce que j’ai adoré :
Pourquoi c’est utile pour ta généalogie ?
Tu as sûrement des photos de famille dont tu ne connais pas la date exacte. La coiffure de la personne photographiée peut t’aider à dater la photo à la décennie près, et donc à identifier qui se cache derrière ce visage. C’est une méthode que j’utilise maintenant systématiquement !
Mon conseil : prends tes photos de famille les plus mystérieuses et compare les coiffures avec les planches du site. Tu seras peut-être surprise de ce que tu peux en déduire — époque, milieu social, occasion de la photo (mariage, communion, portrait officiel ?).
🔗 À explorer sur coiffure-ducher.fr — gratuit.
Le livre de chevet de toute personne qui cherche un poilu dans son arbre
J’avais ce livre depuis un moment sur ma pile à lire, et je l’ai enfin ouvert ce mois-ci. Yves Buffetaut signe là un guide à la fois pratique et éclairant sur la façon de retrouver la trace d’un ancêtre combattant de 14-18. Cette édition a été entièrement mise à jour pour intégrer les ressources disponibles en ligne, notamment les sites Mémoire des Hommes et Mémoire des Unités.
Ce que j’ai apprécié :
Pourquoi c’est utile pour ta généalogie ?
Presque tous nos arbres comptent au moins un homme né entre 1870 et 1900 et donc très probablement un poilu. Ce livre te donne exactement la méthode pour retrouver son régiment, ses déplacements, ses batailles, et comprendre ce qu’il a vécu. C’est la différence entre une fiche avec une date de décès… et une histoire.
🔗 Votre ancêtre dans la Grande Guerre, Yves Buffetaut, Éditions YSEC.
Ces trois découvertes d’avril ont un point commun inattendu : elles m’ont aidée à visualiser mes ancêtres, pas seulement à les recenser.
La généalogie, c’est l’art de rendre les gens du passé un peu plus vivants. Ce mois-ci, j’ai eu l’impression d’y être un peu mieux arrivée !
Est-ce que tu as déjà essayé de dater une vieille photo grâce à la coiffure ? Ou retrouvé la trace d’un poilu dans les archives militaires ? Dis-moi en commentaire quelle est ta méthode préférée pour donner un visage à tes ancêtres, j’adorerais connaître tes pépites ! À très vite pour de nouvelles explorations !
Tu as une belle écriture manuscrite, ou une écriture bien à toi, avec tout son caractère, et tu rêves de l’utiliser dans ton livre de famille ? Et si je te disais qu’il existe un outil gratuit pour transformer littéralement ton écriture en une vraie police de caractères installable sur ton ordinateur ?
Je te présente Calligraphr (calligraphr.com), un site que j’ai testé et que j’adore pour ça. Dans cet article, je vais te guider pas à pas pour créer ta première police personnalisée avec la version gratuite !
Calligraphr est un site web qui te permet de dessiner ou écrire tes propres caractères à la main, puis de les transformer en une vraie police de caractères au format .ttf ou .otf qui sont les formats standard utilisés par tous les logiciels (Word, Canva, Publisher…).
L’idée est simple et géniale : tu remplis un gabarit imprimable avec tes lettres, tu le scannes, et le site se charge de créer la police automatiquement. Le résultat ? Une police à ton image, que tu peux utiliser dans tous tes documents !
Pour un livre de famille, c’est magique : imaginer des titres de chapitres écrits avec ta propre écriture, un avant-propos ou même les remerciements !
Avant de commencer, voici ce que la version gratuite de Calligraphr te permet de faire :
.ttf ou .otfMon conseil : pour un usage généalogique courant, la version gratuite est plus que suffisante. 75 caractères couvrent tout l’alphabet en majuscules et minuscules + les chiffres + quelques signes de ponctuation. Tu n’as pas besoin de passer en Pro pour commencer !
Avant de te lancer, prépare :
Rends-toi sur calligraphr.com et clique sur « Démarrez gratuitement ». Tu devras simplement :
Voilà, tu as un compte ! Pas de carte bancaire, pas d’abonnement caché. Bonne nouvelle : tu peux utiliser Calligraphr indéfiniment avec la version gratuite.
Une fois connectée, tu arrives dans l’application. Voici comment récupérer ton gabarit à imprimer :
Tu obtiens un fichier PDF avec des petites cases à remplir — une case par caractère.
C’est l’étape la plus fun ! Imprime le gabarit et remplis chaque case avec le caractère correspondant. (Si tu as une tablette, tu peux simplement écrire directement sur le gabarit, enregistrer tes modifications et passer à l’étape 5).
Quelques règles importantes pour un bon résultat :
Mon expérience : j’ai d’abord essayé avec un stylo bille et le résultat était assez fin et irrégulier au scan. Ensuite j’ai utilisé un feutre, c’est beaucoup plus propre !
Une fois ton gabarit rempli, tu dois le numériser. Deux options :
Option A — Le scanner (meilleur résultat) :
.png ou .jpgOption B — La photo avec ton smartphone :
Mon conseil : si tu utilises ton téléphone, évite les photos en oblique — Calligraphr a besoin que les coins de la feuille soient bien visibles pour calibrer correctement les caractères.
Retourne dans l’application Calligraphr et voici la marche à suivre :
Une fois le traitement terminé, une fenêtre de résultats s’affiche avec un aperçu de chaque caractère détecté. Vérifie que tes lettres sont bien reconnues ! Tu peux modifier le caractère en cliquant sur celui-ci !
Tu peux également affiner chaque caractère individuellement dans l’éditeur intégré, mais pour une première police, on peut faire confiance à la détection automatique !
Tu y es presque ! Maintenant que tes caractères sont chargés :
Et voilà !!! Ru as ta police de caractères personnalisée sur ton ordinateur ! 🥳
La dernière étape : installer la police pour pouvoir l’utiliser dans tous tes logiciels.
Sur Windows :
.ttf téléchargéSur Mac :
.ttfTa police est maintenant disponible dans Word, Publisher, Photoshop, etc. et tous tes autres logiciels. Tu n’as qu’à la chercher par son nom dans le sélecteur de polices !
Après avoir testé Calligraphr plusieurs fois, voici ce qui fait vraiment la différence :
Calligraphr, c’est l’un de ces outils simples qui ont un impact visuel vraiment fort. En quelques étapes, tu passes d’une feuille griffonnée à une vraie police installée sur ton ordinateur, et ça, c’est franchement magique !
Et la version gratuite est déjà super généreuse : 75 caractères, des polices illimitées, un téléchargement en .ttf… il n’y a vraiment aucune raison de ne pas essayer !
Et toi, tu as déjà tenté de transformer ton écriture en police ? Dis-moi tout en commentaire, j’adorerais voir ce que tu crées ! 💬
Tu as passé des heures à rassembler tes actes généalogiques, mais maintenant, une question te trotte dans la tête : comment les présenter pour qu’ils soient à la fois esthétiques et valorisants ?
Que ton acte soit impeccable ou un peu défraîchi, il mérite une place de choix dans ton livre de famille. Je te partage mes astuces préférées, testées et approuvées, pour transformer chaque document en une véritable œuvre d’art.
Un livre de famille, c’est bien plus qu’un simple recueil de dates et de noms. C’est un objet émotionnel, un héritage que tu transmettras peut-être un jour. La façon dont tu mets en scène tes actes peut :
Un acte net, lisible et non pixélisé, c’est le point de départ idéal pour une présentation soignée. Voici comment en tirer le meilleur parti.
Pour un rendu encore plus élégant, associe ton acte à des matériaux qui ajoutent du caractère :
L’objectif ici est d’ajouter des textures discrètes pour attirer le regard, mais ton acte reste la pièce maîtresse.
Ajoute des éléments graphiques sur le scan de ton acte pour guider tes lecteurs :
N’oublie pas de travailler sur une copie de ton scan original !
Ne le laisse pas de côté ! Même abîmé, un acte a une âme et peut devenir un élément fort de ton livre. Voici comment lui redonner vie.
Si des éléments sont illisibles ou manquants (sceau, signature, etc.) :
As-tu déjà essayé l’une de ces techniques ? Ou as-tu une astuce perso pour mettre en valeur tes actes ? Partage-la en commentaire, j’adore découvrir de nouvelles idées !
Tu as passé des heures à retracer l’histoire de ta famille, à collecter des archives, et maintenant, une question te taraude : faut-il partager tes découvertes en privé, avec ta famille seulement, ou les ouvrir au grand public ?
Ce choix n’est pas anodin : il influence la façon dont tu vas échanger, collaborer, et même préserver tes recherches. Moi aussi, j’ai longtemps hésité avant de me lancer ! Dans cet article, je te guide pas à pas pour :
✅ Comprendre les avantages et limites du privé vs. public.
✅ Découvrir des outils concrets (WordPress, Google Site, Substack, etc.).
✅ Trouver ta voie avec un comparatif et des questions clés pour t’aider à décider.
✅ Explorer le mode hybride, une solution maline pour concilier les deux !
Pour qui ?
Comment faire ?
Voici des outils simples et sécurisés pour partager en privé :
| Outil | Description | Exemple concret |
|---|---|---|
| WordPress privé | Crée un blog accessible uniquement avec un mot de passe. Idéal pour un espace dédié à la famille. | « Les Mémoires des Martin » : un blog avec arbres généalogiques, photos, et anecdotes, protégé par un mot de passe partagé en famille. |
| Google Drive | Dossier partagé avec des sous-dossiers (actes, photos, arbres). Pratique pour collaborer. | Un Drive organisé par branches familiales, avec des fichiers nommés « Actes_1850-1900_Dupont.pdf ». |
| Google Site | Site web simple et gratuit, avec accès restreint. Parfait pour une présentation visuelle. | Un site « Notre Histoire Familiale » avec une frise chronologique et des albums photos. |
| Groupe Facebook/WhatsApp | Espace d’échange informel pour discuter des découvertes. | Un groupe « Les Racines des Durand » où chacun poste ses trouvailles et pose des questions. |
| Substack privé | Newsletter réservée aux abonnés (idéal pour des mises à jour régulières « épisode par épisode »). | « La Chronique des Ancêtres » : une newsletter mensuelle avec les dernières découvertes, envoyée uniquement à la famille. |
Avantages du privé :
✔ Contrôle total : Tu décides qui voit quoi, et tu évites les commentaires indésirables.
✔ Échanges en confiance : Pas de risque de voir tes données réutilisées sans ton accord.
✔ Flexibilité : Tu peux tester, modifier, ou supprimer du contenu sans pression.
Attention aux pièges :
⚠ Motivation : Si tu es seul(e) à alimenter l’espace, la famille peut perdre son intérêt.
⚠ Outils : Choisis une solution simple pour que même les moins à l’aise avec l’informatique puissent participer.
Pour qui ?
Comment faire ?
Voici des plateformes adaptées au partage public :
| Outil | Description | Exemple concret |
|---|---|---|
| WordPress/Blogger | Blog public avec articles réguliers. Idéal pour un storytelling généalogique. | « La Saga des Lefèvre » : un blog avec des articles thématiques (« Les métiers de nos ancêtres »). |
| Geneanet/FamilySearch | Plateformes dédiées pour publier des arbres et collaborer. | Un arbre public « Les Racines Picardes » avec des sources vérifiées et des photos. |
| Réseaux sociaux | Facebook (groupes ou page), Instagram (pour les visuels) | Une page « Généalogie en Bretagne » avec des posts quotidiens sur les archives locales. |
| Substack public | Newsletter ouverte à tous, pour des récits « épisode par épisode ». | « Les Mystères de l’Arbre » : une newsletter qui explore une branche familiale chaque mois. |
| YouTube | Chaîne vidéo pour partager des tutoriels ou des histoires. | « Sur les Traces de nos Aïeux » : des vidéos sur les méthodes de recherche. |
Avantages du public :
✔ Visibilité : Tes recherches peuvent aider d’autres généalogistes (et inversement !).
✔ Collaborations : Des inconnus peuvent te contacter pour compléter tes données.
✔ Motivation : Le feedback du public te pousse à continuer et à t’améliorer.
Attention aux pièges :
⚠ Gestion des retours : Prépare-toi à répondre aux questions ou aux critiques.
⚠ Protection des données : Évite de publier des infos sensibles (dates de naissance récentes, etc.).
Pour t’aider à y voir plus clair, voici un tableau récapitulatif :
| Critère | Partage Privé | Partage Public |
|---|---|---|
| Contrôle | Total (tu choisis qui accède). | Limité (ouvert à tous). |
| Risques | Aucun conflit public. | Gestion des commentaires/attentes. |
| Opportunités | Échanges en confiance, collaboration familiale. | Rencontres, collaborations inattendues. |
| Outils recommandés | WordPress privé, Google Drive, Substack privé. | WordPress, Geneanet, Substack public. |
| Effort de maintenance | Faible (petit cercle). | Élevé (animation communauté). |
| Impact | Préservation des souvenirs en famille. | Contribution à la généalogie collaborative. |
Et si tu combinais les deux ? Voici comment faire :
Exemple 1 : Blog public + espace privé
Exemple 2 : Réseaux sociaux + Google Drive
Exemple 3 : Newsletter Substack
Pourquoi choisir l’hybride ?
✅ Tu gardes le contrôle sur tes données sensibles.
✅ Tu profites des avantages du public (visibilité, collaborations).
✅ Tu adaptes le format selon le type de contenu.
Avant de te lancer, prends 5 minutes pour répondre à ces questions :
Alors, plutôt privé, public, ou les deux ? 😊
Mon conseil perso : Commence par un projet simple (un Google Drive ou un blog WordPress basique) et ajuste en fonction de tes envies. L’important, c’est de transmettre et de prendre du plaisir !
💬 Et toi, où en es-tu ?
Dis-le en commentaire : je serai ravie d’échanger avec toi et de t’aider à affiner ton projet ! 🌟
Ce mois-ci, mes découvertes ont été à la fois fascinantes et dérangeantes. Entre un livre qui m’a fait réaliser à quel point les traumatismes de nos ancêtres influencent encore nos vies aujourd’hui, un documentaire sur des Français ayant choisi le camp des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, et une plongée dans l’impact des grandes épidémies sur les sociétés, j’ai compris une chose : la généalogie, ce n’est pas que des dates et des noms. C’est aussi des silences, des choix douloureux, des catastrophes oubliées, et des héritages qui nous façonnent sans qu’on en ait toujours conscience.
Comme toi, je cherche souvent des héros dans mon arbre. Mais parfois, ce sont les zones d’ombre qui nous en apprennent le plus. Alors, accroche-toi : ce mois-ci, on parle de mémoires familiales enfouies, de collaboration, et de pandémies qui ont redessiné le monde… et peut-être aussi nos histoires personnelles.
📖 Un livre qui décrypte les héritages invisibles
J’ai dévoré ce livre de Mark Wolynn, qui explore comment les traumatismes de nos ancêtres (guerres, deuils, secrets) influencent nos peurs, nos colères, et même nos douleurs physiques sans qu’on le sache. L’auteur propose des outils concrets pour identifier ces « mémoires familiales » : analyser nos phrases répétitives, nos réactions « irrationnelles », et nos schémas émotionnels.
Pourquoi j’ai aimé ce livre ?
🔗 Ma chronique complète : Lire ici.
🎬 Documentaire choc : J’ai découvert ce mois-ci « Les soldats français du Reich » (disponible sur ARTE), un documentaire en deux parties qui explore l’engagement de près de 30 000 Français aux côtés des nazis entre 1941 et 1945. Un sujet dur, mais essentiel pour comprendre les zones d’ombre de notre passé.
Pourquoi j’ai regardé ?
Je pensais naïvement que tous les Français avaient résisté à l’occupant. En réalité, certains ont choisi de combattre dans la Wehrmacht, la SS ou la Milice, participant activement à la répression et aux crimes de guerre. Le film retrace les parcours de ces hommes – pères de famille, idéologues ou opportunistes – à travers des archives, des témoignages et des analyses d’historiens comme Tal Bruttmann ou Christian Ingrao.
Ce qui m’a choquée (clairement!) :
💡 Pourquoi en parler ici ?
En généalogie, on cherche souvent des héros. Mais nos ancêtres ont aussi pu être collaborateurs, miliciens ou simples spectateurs. Ce film m’a rappelé l’importance de croiser les sources (archives judiciaires, journaux intimes, procès d’épuration) pour essayer de comprendre les choix de nos aïeux, même les plus sombres.
⚠️ Attention : Certaines scènes sont très difficiles (violences, racisme). À regarder avec recul, mais un devoir de mémoire nécessaire.
📌 À retenir :
🎬 Un documentaire qui replace les pandémies au cœur de notre passé (et de notre futur)
J’ai regardé cette vidéo passionnante d’ARTE (disponible aussi sur Youtube), qui compare l’impact des grandes épidémies à travers les siècles. Spoiler : la peste noire (XIVe siècle) n’est pas la seule à avoir tout changé !
Ce qui m’a frappée :
💡 Pourquoi c’est utile pour nous, généalogistes ?
Ces épidémies ont modifié les familles, les métiers, les migrations (ex : des villages entiers disparus après la peste, des héritages inattendus après 1918). Et si vos ancêtres ont vécu ces périodes, leurs actes de décès, testaments ou changements de métier peuvent en porter la trace !
⚠️ Une question qui fait réfléchir :
« Et si la prochaine pandémie était déjà en route ? » Les historiens et épidémiologistes du documentaire nous alertent : les maladies ont toujours façonné les sociétés. À nous de tirer les leçons du passé… (comme les guerres !)
🔍 Piste de recherche :
Cherchez dans vos archives familiales les « trous » démographiques (ex : un village qui perd la moitié de ses habitants en 1348) ou les métiers liés à la santé (apothicaires, médecins) – ils racontent souvent une histoire plus large…!
📌 À retenir : « Les virus ont parfois plus transformé le monde que les rois ou les guerres. » Un rappel humble : l’Histoire ne se fait pas que par les humains !
Ces trois découvertes m’ont rappelé que la généalogie, c’est bien plus que des branches sur un arbre. C’est une enquête sur ce qui a été tu, ignoré, ou transmis malgré nous.
Quelle est la découverte qui t’a le plus marqué·e ce mois-ci ? Un livre, un documentaire, une archive qui t’a fait voir ton histoire familiale sous un nouveau jour ? Partage tes pépites en commentaire – et surtout, n’oublie pas : nos ancêtres ne nous ont pas tout dit ! À très vite pour de nouvelles explorations !
Tu as toujours rêvé de voir ton arbre généalogique prendre vie, mais tu ne sais pas par où commencer ? Grâce à l’intelligence artificielle, c’est désormais possible en quelques secondes ! Je te partage un prompt universel à utiliser (sur ChatGPT, Gemini ou autre) accompagné de 3 exemples concrets à télécharger. Un gain de temps précieux pour mettre en page tes recherches et partager ton histoire familiale. Suis le guide !
L’intelligence artificielle est un allié précieux pour démarrer ton projet généalogique, surtout si tu veux :
Que tu sois débutant(e) ou généalogiste confirmé(e), ces modèles t’offrent un point de départ pratique pour construire ton arbre sans partir de zéro. À toi ensuite d’y ajouter tes recherches, tes photos et tes anecdotes pour le rendre unique !
Mais attention : l’IA reste un outil. Elle ne remplacera jamais le travail minutieux d’un artiste ou la fierté de créer ton arbre toi-même, avec tes propres couleurs et anecdotes. Considère ces exemples comme une base à personnaliser !
« Génère une illustration d’un arbre généalogique sur 5 générations, organisé de manière symétrique et hiérarchique. La structure doit être la suivante :
– Génération 1 (racine) : 1 case blanche vide (rectangulaire) au centre.
– Génération 2 : 2 cases vides reliées à la racine par des branches fines.
– Génération 3 : 4 cases vides, réparties équitablement sous les 2 cases de la génération 2.
– Génération 4 : 8 cases vides, reliées aux 4 cases de la génération 3.
– Génération 5 : 16 cases vides, reliées aux 8 cases de la génération 4.
Le style doit être une aquarelle douce et artistique, avec un fond aux tons pastel (bleu ciel, vert menthe, rose poudré) et des effets de transparence. Les branches doivent être organiques, avec des détails de feuilles ou de fleurs discrètes pour une touche naturelle. Chaque case doit être suffisamment grande pour écrire des noms et dates à la main. L’ensemble doit être harmonieux, élégant et prêt à être imprimé en haute résolution.
Ne renseigne aucun texte ni aucun titre. »
Si tu le souhaites, tu peux personnaliser cette partie : « Le style doit être [décris ton style avec précision ici].«



Quel outil vas-tu tester en premier ? Si tu veux que je t’aide à adapter le prompt pour ta famille, envoie-moi tes infos par email ou via le formulaire de contact, et je te génère un exemple sur mesure.
Tu veux créer une frise chronologique sur Word, mais tu ne sais pas par où commencer ? Pas de panique ! Je vais te guider étape par étape pour réaliser une frise claire, précise et bien alignée, même si tu débutes. Avec ces astuces, tes événements s’organiseront comme par magie. C’est parti !
Une frise chronologique, c’est l’outil idéal pour visualiser des dates clés, que ce soit pour un projet d’écriture, une recherche généalogique ou même pour organiser tes idées. Le plus ? Tu n’as pas besoin d’être un.e pro de Word pour y arriver. Suis simplement ces étapes, et tu auras une frise professionnelle en un rien de temps.
Pour commencer, ta frise a besoin d’une ligne de base, celle qui représentera le temps qui passe.
Maintenant, il est temps d’ajouter des repères verticaux pour indiquer tes dates ou événements.
💡 Astuce : Pour t’assurer que tes traits verticaux sont bien alignés, utilise les guides d’alignement qui apparaissent quand tu déplaces tes formes. Tu peux aussi copier-coller un trait vertical et le déplacer pour gagner du temps !
Pour que ta frise soit claire, tu vas ajouter des rectangles qui contiendront tes dates, événements ou descriptions.
💡 Astuce bonus : Pour un alignement parfait, affiche le quadrillage :
Tu peux aussi :
Et toi, pour quel projet crées-tu une frise chronologique ? Un arbre généalogique, un exposé, ou autre chose ? Dis-le en commentaire, je serai ravie de voir tes créations !