Z – Zoom sur le futur
- L’IA, un outil de plus… mais un outil puissant
- L’auteur humain : indispensable, maintenant et toujours
- Vers une généalogie totalement numérique ?
- 1. Le numérique est puissant, mais fragile
- 2. Le numérique ne remplace pas la transmission humaine
- 3. Une généalogie 100 % numérique risque de perdre sa dimension sensorielle
- L’avenir : une complémentarité harmonieuse
- En conclusion
Nous sommes arrivé.e.s à la dernière lettre de ce Challenge AZ 2025, il est temps de se tourner vers demain.
La généalogie a énormément évolué : hier on feuilletait des registres poussiéreux, aujourd’hui on consulte des archives en ligne, on restaure des photos avec l’IA, on raconte nos histoires en podcast ou en vidéo.
Alors… quelle place aura l’intelligence artificielle dans la transmission du passé ?
Et plus largement : quelle forme prendra la mémoire familiale dans les années à venir ?
L’IA, un outil de plus… mais un outil puissant
Soyons honnêtes : l’IA ne va pas remplacer le généalogiste.
Elle ne connaît pas les familles, elle ne sent pas les émotions, elle ne devine pas les silences, elle n’interprète pas les nuances.
En revanche, elle peut devenir un allié précieux, notamment pour :
- restaurer ou coloriser des photos anciennes,
- proposer une structure de récit,
- mettre en forme des données,
- créer des vidéos, cartes ou frises chronologiques,
- clarifier un texte, harmoniser un style, corriger des fautes,
- aider à organiser un site ou une présentation familiale.
Mais un outil ne fait pas l’histoire. Il accompagne celui qui la raconte.
L’IA peut accélérer, embellir, faciliter… mais elle ne ressent rien.
Et la généalogie, au fond, est une affaire de ressenti, d’émotions, de sens.
L’auteur humain : indispensable, maintenant et toujours
Aucune IA ne pourra remplacer ce que tu mets dans ton récit :
- ton regard,
- ta sensibilité,
- ton interprétation,
- tes choix,
- tes doutes,
- ton intuition de chercheur.
Elle ne peut pas connaître la chaleur d’une conversation avec une grand-mère, ni comprendre pourquoi une photo te bouleverse.
Elle ne peut pas décider ce qui est important pour ta famille.
L’humain restera toujours le cœur de la mémoire familiale, car raconter l’histoire, c’est un acte profondément humain : tu recherches, tu transmets, tu donnes du sens.
L’IA peut t’aider à écrire, mais elle ne peut pas transmettre, pas au sens humain du terme.
Vers une généalogie totalement numérique ?
La question mérite d’être posée : pourra-t-on un jour faire une généalogie entièrement numérique ? Peut-être.
Peut-on le faire dès aujourd’hui ? Oui, presque.
Doit-on le faire ? Pas forcément.
Voici pourquoi :
1. Le numérique est puissant, mais fragile
Les plateformes ferment, les fichiers se perdent, les formats évoluent.
Un arbre en ligne n’est pas éternel.
Un disque dur peut tomber en panne.
Un fichier peut se corrompre.
La seule manière de sécuriser la mémoire familiale, c’est de diversifier :
- numérique,
- papier,
- cloud,
- copies locales,
- impressions,
- albums physiques.
Un héritage doit pouvoir survivre au temps, pas seulement aux mises à jour de logiciels.
2. Le numérique ne remplace pas la transmission humaine
Un récit familial ne vit réellement que lorsqu’il est raconté, partagé, discuté.
Une archive peut être numérisée, oui, mais une anecdote racontée à table ou un souvenir transmis dans un sourire… cela ne se numérise pas !
Le numérique complète la mémoire ; il ne la remplace pas.
3. Une généalogie 100 % numérique risque de perdre sa dimension sensorielle
Toucher une vieille photo, feuilleter un registre original, sentir le grain du papier…
Tout cela fait partie du plaisir de la recherche.
Le numérique fait gagner du temps, mais il peut faire perdre certains moments de poésie.
L’avenir : une complémentarité harmonieuse
Le futur de la généalogie ne sera ni 100 % numérique, ni 100 % traditionnel.
Il sera hybride.
- L’IA aidera à la mise en forme, au classement, à la visualisation.
- Le numérique multipliera l’accès aux archives, simplifiera la collaboration et permettra de nouvelles formes de narration.
- Les humains continueront à interpréter, raconter, préserver, transmettre.
En réalité, le futur de la généalogie sera peut-être plus humain que jamais, parce que les outils modernes nous libéreront du technique pour nous concentrer sur l’essentiel : raconter nos histoires.
En conclusion
L’IA ne prendra pas la place des généalogistes : elle les épaulera.
La transmission ne deviendra pas totalement numérique : elle deviendra plus riche, plus variée, plus vivante.
Et l’auteur humain, avec sa mémoire, son humour, sa sensibilité, ses émotions… restera toujours indispensable !
Parce que retracer l’histoire familiale, c’est avant tout une affaire d’amour, de liens, et de sens.
Et cela, aucune intelligence artificielle ne pourra jamais le coder !
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