Mes conso du mois – Septembre 2026
Ce mois-ci, mes trois coups de cœur ont un point commun : ils bousculent l’image qu’on se fait trop vite de nos ancêtres. Un faussaire de génie qui n’existait pas sur le papier, l’origine oubliée du nom de son village, des femmes du Moyen Âge bien loin des clichés qu’on leur colle encore… Je te promets que tu vas regarder ton arbre un peu différemment après ça !
L’Affaire Bojarski
Type : Film (drame) Lien : Voir la fiche du film Gratuit ? : Non (en location VOD)
Ce film raconte l’histoire vraie de Jan Bojarski, un ingénieur polonais réfugié en France pendant la guerre, qui met son talent au service de la fabrication de faux papiers sous l’Occupation. Le plus frappant pour moi, c’est l’après-guerre : sans existence administrative, impossible pour lui de protéger ses propres inventions. Il se retrouve coincé dans des petits boulots, bien loin de ses capacités réelles, jusqu’à ce qu’il bascule dans une tout autre vie, cette fois du côté de la fausse monnaie. On imagine mal, aujourd’hui, ce que signifie concrètement « ne pas exister sur le papier », au point de ne même pas pouvoir faire valoir ce qu’on a créé.
Pourquoi c’est utile pour ta généalogie ?
- Ça éclaire ce que traversaient vraiment les ancêtres immigrés ou réfugiés, au-delà de la simple ligne « naturalisé le… » dans un acte
- Ça rappelle que des ruptures administratives (guerre, exil, occupation) peuvent expliquer des trous, des métiers en décalage avec les compétences, ou des changements de vie brutaux dans un arbre
💡 Mon conseil : si tu as un ancêtre arrivé en France entre les deux guerres, direction les dossiers de naturalisation (archives nationales) : ils racontent souvent ce même parcours du combattant administratif.
Petite histoire des noms de lieux, villes et villages de France
Type : Livre, Pierre Miquel (Albin Michel) Lien : Voir le livre Gratuit ? : Non (ou alors en bibliothèque)
Pierre Miquel y répertorie plus de 2 000 noms de lieux et raconte leur origine, leurs légendes, leurs anecdotes. J’ai adoré l’idée qu’un simple nom de village puisse raconter une histoire à lui tout seul. Et ce qui m’a le plus marquée : un nom de lieu, c’est parfois aussi un nom de famille ! Beaucoup de patronymes français viennent directement d’un lieu-dit, d’un hameau ou d’un village d’origine.
Pourquoi c’est utile pour ta généalogie ?
- Ça donne un vrai relief au lieu de naissance de tes ancêtres, qui n’est sinon qu’une ligne dans un acte
- Ça aide à repérer les anciennes graphies d’un village dans les registres paroissiaux, quand l’orthographe a changé au fil des siècles
- Si un patronyme de ta famille te semble bizarre ou tu n’en trouves pas l’origine, regarde s’il ne correspondrait pas tout simplement à un lieu : ton ancêtre s’appelait peut-être ainsi parce qu’il venait de là
💡 Mon conseil : le livre ne couvre pas toutes les communes, surtout les plus petites, vérifie l’index avant de partir à la recherche du village de ton ancêtre. Et si tu butes sur un nom de famille, teste aussi la piste inverse : cherche-le comme nom de lieu.
Les femmes du Moyen Âge sont loin des clichés connus !
Type : Vidéo YouTube (chaîne Nota Bonus) Lien : Voir sur YouTube Gratuit ? : Oui
Cet épisode, réalisé avec le Musée des Beaux-Arts de Tours à l’occasion de l’exposition « Le Sceptre et la Quenouille » (en 2024), démonte les idées reçues sur la place des femmes au Moyen Âge. Et ça va plus loin qu’un simple épisode d’histoire : ça pousse à se demander ce qu’on croit vraiment savoir sur les femmes de cette époque, et à quel point une bonne partie de ces « certitudes » sont en fait fausses, héritées de clichés jamais vérifiés.
Pourquoi c’est utile pour ta généalogie ?
- Ça évite de réduire trop vite une ancêtre ancienne à un rôle passif ou effacé
- Ça invite à remettre en question ce qu’on pense « savoir » sur une époque avant de l’appliquer à ses propres ancêtres
- Ça rappelle que dans les registres, les femmes apparaissent sous leur nom de naissance, chaque acte de mariage ouvre une nouvelle branche à explorer
💡 Mon conseil : pour une ancêtre difficile à remonter, cherche systématiquement son nom de jeune fille dans les actes de mariage plutôt que son nom d’épouse. Et avant de conclure trop vite sur son quotidien ou son statut, vérifie tes présupposés : l’image qu’on a d’une époque n’est pas toujours la réalité !
Et toi, tu as découvert quoi ?
As-tu déjà eu un ancêtre dont l’identité administrative posait question ? Ou un village dont le nom cache une histoire surprenante ? Dis-moi tout en commentaire !
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