Mes conso du mois – Octobre 2026

Ce mois-ci, je fais court mais je fais intense : seulement deux consos, mais deux vraies pépites. Et en les mettant côte à côte, je me suis rendu compte qu’elles parlaient de la même chose. D’un côté, les petits objets d’une grand-mère. De l’autre, une cathédrale de 800 ans. Dans les deux cas, ce sont des témoins. Ils ont vu passer des vies, et ils les gardent en mémoire pour nous… Allez, je t’embarque !

Fauchées : quand l’héritage de mamie devient une aventure

Type : mini-série comique (8 épisodes de 4 minutes) Où la voir : TV5MONDEplus Gratuit ? : oui

Suzanne et Mona sont cousines, et surtout fauchées. Elles ont du retard sur leur loyer. Quand leur grand-mère décède, elles héritent de ses affaires et ont une idée : en vendre pour renflouer les caisses. Avec une seule règle, rencontrer chaque acheteur. Évidemment, rien ne se passe comme prévu : brocanteur retors, acheteuse mystique, négociations qui virent à l’arnaque…

La série a été créée et est jouée par Sophie de Guérines et Marion Haïlé. Elle est sortie en septembre, et chaque épisode porte le nom d’un objet : l’argenterie, la gaine, les poupées, le collier de perles, le foulard… On rit beaucoup, mais j’y ai vu bien plus qu’une comédie, dont trois choses m’ont parlé en tant que généalogiste !

Les objets révèlent une autre facette de la personne. Au fil des ventes et à travers les objets, les cousines (re)découvrent leur mamie ! C’est exactement ce qui arrive quand on ouvre une boîte de famille ou qu’on vide un grenier. On croyait connaître quelqu’un, et un objet nous montre une personne qu’on n’avait jamais vue.

Chaque objet réveille des souvenirs. À chaque épisode, en tenant l’objet à vendre, les souvenirs remontent. La série montre très bien qu’un objet n’est jamais juste un objet : c’est un déclencheur de mémoire.

Elle pose la question du tri. Après un décès, que garde-t-on ? Que vend-on ? Que transmet-on ? Il n’y a pas de bonne réponse, mais c’est une question qu’on se pose toutes un jour.

Ma piste pour ton arbre : quand tu hérites d’objets, prends le temps de les documenter avant qu’ils ne partent. Une photo, le nom de la personne à qui ils appartenaient, et surtout le souvenir qu’ils réveillent. Pose aussi la question autour de toi : « Tu savais que mamie faisait ça ? » Cette simple phrase ouvre souvent des histoires inattendues.

Et pour tes ancêtres plus lointains, il existe un document qui joue exactement ce rôle : l’inventaire après décès. Rédigé par un notaire, il liste pièce par pièce tout ce que possédait la personne, jusqu’aux draps et aux casseroles. Tu le trouveras dans les archives notariales, aux Archives départementales. C’est une vraie fenêtre ouverte sur leur quotidien !

Notre-Dame de Paris en plus de 100 œuvres

Type : exposition virtuelle Où la voir : Paris Musées Gratuit ? : oui, sans inscription

Je vais te faire une confidence : Notre-Dame de Paris est mon monument préféré ! Et pourtant, je ne suis pas spécialement proche de la religion. Je ne saurais même pas vraiment expliquer pourquoi je l’adore autant. Alors quand je suis tombée sur cette expo virtuelle, je ne pouvais pas passer à côté.

Paris Musées a rassemblé 126 œuvres venues de 5 musées de la Ville de Paris : le musée Carnavalet, la Maison de Victor Hugo, le Petit Palais, le musée de la Vie romantique et le musée d’Art moderne. Gravures, peintures, photographies… Elles racontent plus de 800 ans de vie de la cathédrale, de sa construction au XIIe siècle jusqu’à l’incendie de 2019. On traverse la Révolution (où elle sert même d’entrepôt à vin !), le sacre de Napoléon, la crue de 1910, la Libération de Paris…

En la parcourant, j’ai peut-être compris d’où vient mon attachement. Ici, Notre-Dame n’est pas seulement un lieu de culte. C’est un témoin de notre histoire collective. Victor Hugo, d’ailleurs, ne célébrait pas tant l’église que le peuple qui l’avait bâtie.

Ce qui m’a plu côté généalogie :

Ma piste pour ton arbre : tu as un ancêtre « né de parents inconnus » à Paris ? Les registres de l’hospice des Enfants-Trouvés sont conservés aux Archives de Paris. Attention aussi à un piège classique : l’état civil parisien d’avant 1860 a brûlé pendant la Commune, en 1871. Il n’a été que partiellement reconstitué. Il faut alors ruser avec d’autres sources, comme les registres paroissiaux ou les actes notariés.

Et toi ?

Et toi, qu’est-ce que tu as regardé, écouté ou lu ce mois-ci ? Partage-moi tes consos en commentaire, je suis toujours preneuse de nouvelles pépites !

À très vite pour les conso du mois prochain !